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Avenir de la Pac Le sommet européen fait l’impasse

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Contrairement à ce que souhaitait Paris, le sommet européen des 11 et 12 décembre à Bruxelles n’a pas fait du bilan de santé de la Pac une « référence utile » pour les négociations futures, les chefs d’Etat et de gouvernement n’étant pas d’accord sur la façon d’aborder cette question dans les conclusions de la présidence française de l’UE. En revanche, les Vingt-sept ont fait part de leur soutien à l’Irlande dont le secteur porcin est frappé par une crise de la dioxine. Ils ont cherché, par ce moyen entre autres, de convaincre les Irlandais de l’utilité et de la compréhension de la Communauté pour que Dublin ratifie enfin le Traité de Lisbonne, « d’ici la fin du mandat de l’actuelle Commission ».

Le Danemark, la Suède et la République tchèque étaient opposés à un très court paragraphe sur l’importance de l’accord sur le bilan de santé de la Pac, « référence utile pour les futurs travaux », tandis que le Royaume-Uni, Malte, les Pays-Bas et la Lettonie réclamaient un texte différent de celui proposé par la présidence française de l’UE Voir n° 3181 du 15/12/08. Du coup, celle-ci s’est finalement contentée de noter, dans les conclusions de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, que « le Conseil européen souligne l’importance de l’accord intervenu au Conseil sur le bilan de santé de la politique agricole commune ».

Fin novembre, la présidence française du Conseil agricole de l’UE n’était pas parvenue non plus à définir des bases consensuelles sur la future Pac, après 2013. Elle avait dû se résoudre à présenter de simples « conclusions de la présidence » et non pas des « conclusions du Conseil », comme prévu initialement Voir n° 3180 du 08/12/08.

Porc : soutien aux efforts de l’Irlande

En revanche, les conclusions du sommet européen sont beaucoup plus détaillées en ce qui concerne le soutien des Vingt-sept « aux efforts déployés par l’Irlande pour faire face à la situation concernant la viande de porc, ainsi qu’aux mesures de précaution qu’elle a rapidement adoptées ».

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Le Conseil européen invite d’ailleurs la Commission « à soutenir les agriculteurs et les abattoirs en Irlande en cofinançant des mesures visant à retirer du marché les animaux et produits en cause ».

D’ores et déjà, Bruxelles a – très rapidement – déclenché le régime d’aide au stockage privé pour le porc irlandais Voir n° 3181 du 15/12/08.