Au vu du reportage consacré le 3 juin au sucre par Envoyé Spécial, l’interprofession se montre philosophe, tant les contre-vérités et outrances des propos tenus dans ce film contribuent à les rendre inoffensifs, fait valoir Claude Risac, directeur général du Cedus. Celui-ci s’étonne en particulier qu’il soit prêté au sucre une augmentation de consommation de 11 kilos depuis cinq ans quand les statistiques du ministère de l’Agriculture font état d’une stabilité de longue date de la consommation apparente, à 35 kilos. Différentes études européennes sur la nutrition évaluent pour leur part la consommation annuelle à quelque 20 kilos pour les enfants, et à 16 kilos pour les adultes. Autre incongruité relevée : le sucre provoquerait une addiction, affirmation contre laquelle Claude Risac se pose définitivement en faux. Il s’interroge sur « la culture de la tricherie » que semble pratiquer France 2. « Si la chaîne nous avait contactés pour une émission, fût-elle polémique, il aurait été de mon rôle d’y participer ». « Tel n’a pas été le cas, ajoute-t-il, alors que les auteurs du reportage n’ont pas hésité à pointer du doigt “l’opacité” de l’interprofession ».
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Pour avoir participé à l’élaboration des neuf engagement pris récemment par l’Ania en vue de lutter contre l’obésité, le directeur général du Cedus ne minimise en rien ce problème de santé publique, mais il souligne l’absence de dialogue véritable entre l’industrie et les associations de consommateurs. « Tout le monde attaque tout le monde », déplore-t-il.