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Sécurité alimentaire Le système d’alerte rapide européen pourrait être étendu aux cas de fraudes

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À l’occasion de la présentation du rapport annuel sur le système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires, le commissaire européen à la santé, Tonio Borg, a indiqué qu’il souhaitait étendre la portée de ce dispositif au suivi des fraudes alimentaires.

La Commission européenne a publié le 10 juin son rapport annuel sur le système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF). Ce dispositif normalement utilisé pour les problèmes de sécurité alimentaire a, cette année, également servi aux États membres lors du scandale de la viande de cheval. À l’occasion d’une rencontre avec la presse, le commissaire européen en charge de la santé, Tonio Borg, a d’ailleurs indiqué qu’il envisage « d’étendre la portée du RASFF à la lutte contre la fraude alimentaire ». L’activation de ce système a « très bien marché » et a permis de faire la transparence sur les cas de fraude et ainsi « de rendre la confiance aux consommateurs », a précisé Tonio Borg. Autre cas qui incite la Commission à étendre la portée du dispositif RASFF : l’empoisonnement par de l’alcool frelaté en République tchèque, ayant entraîné 36 décès en 2012.

Une deuxième vague de tests

Par ailleurs, sur le scandale de la viande de cheval, le commissaire européen se dit favorable au lancement d’une seconde vague de tests : « Les résultats de la première vague de tests ont confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un problème de sécurité sanitaire. Mais je n’exclue pas de lancer une seconde vague qui permettrait de voir si le pourcentage de viande de cheval a diminué. Seulement, cette décision doit être avalisée par les États membres ». Sur ce dossier, le ministre français de la consommation, Benoît Hamon, a indiqué que la France allait durcir le ton pour « modifier la réglementation sur la traçabilité de la viande utilisée comme ingrédient ». Soutenu notamment par l’Allemagne, Paris souhaiterait un étiquetage de l’origine de la viande utilisée dans les produits transformés. « Si le Parlement européen et le Conseil nous demandent de mettre en œuvre cet étiquetage et que l’étude d’impact montre que cela est faisable alors nous proposerons une législation », a répondu Tonio Borg.

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