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Campagne 2009/2010 Le temps sec a ralenti le développement des champignons sur céréales

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Compte tenu d’une pression parasitaire assez faible durant la campagne 2009/2010, les agriculteurs ont réduit leurs dépenses en fongicides. C’est ce qu’ont notamment indiqué les experts d’Arvalis lors d’une conférence de presse le 18 novembre.

En moyenne, 67 euros/ha : c’est ce que les agriculteurs ont dépensé cette année en protection fongicide, soit 10 euros/ha de moins qu’en 2009. « Ils ont moins traité, car il y a eu peu de maladies en 2010 », a expliqué Claude Maumené, spécialiste des fongicides chez Arvalis, le 18 novembre, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Paris. En valeur, le marché des fongicides a enregistré une baisse de 14 %. Un bon pilotage de la part des agriculteurs puisque, si protéger son blé contre les champignons a pu leur éviter de perdre 27 q/ha en 2008 ou même 20 q/ha en 2009, le gain potentiel n’était que de 9 q/ha en 2010. Compte tenu de la sécheresse très inhabituelle qui a sévi dans le nord-ouest de la France, la nuisibilité s’est limitée à 6,4 q/ha dans cette zone, un record pour la décennie, tandis qu’elle était plus forte dans le Sud-Est, à 15 q/ha. « Il n’était pas nécessaire de traiter dans certaines zones de Picardie », a par exemple relevé Claude Maumené, tout en soulignant l’importance dans ce type de cas du pilotage et des outils d’aide à la décision.

Les surfaces traitées déployées ont chuté de 11 %
Globalement, la pression en piétin verse s’est révélée faible à nulle, idem en rouilles jaune et brune. De retour dans certaines parcelles, l’oïdium est resté une maladie discrète. « On n’en est plus à faire du préventif, a indiqué Jean-Yves Maufras, ingénieur chez Arvalis. On traite désormais quand la maladie est présente, sur seuil visuel ». L’helminthosporiose, les fusarioses et même la septoriose n’ont pas non plus fait d’importants dégâts.
La pression parasitaire se faisant moins forte, les agriculteurs ont de manière générale opté pour des produits moins chers utilisés à doses plus faibles. Les surfaces traitées déployées ont chuté de 11 %, conduisant à une réduction du nombre de traitements à l’hectare. « Près d’un tiers des surfaces n’ont reçu aucun traitement et le nombre d’hectares traités trois fois a diminué de 5 % », signale Arvalis dans son dossier de presse. « Les agriculteurs ont tenu compte de la saison et ont retardé les premiers traitements », a pour sa part noté Claude Maumené. Ce qui leur a souvent permis de se limiter à deux passages et non trois, donc de diminuer leur IFT (Indice de fréquence de traitements), l’un des indicateurs retenus dans le plan Ecophyto 2018.

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