Bayer, enlisé selon la presse allemande dans le « champ de mines » judiciaire qu’est Monsanto, perdait encore 2,55 % à 55 euros le 14 mai à la Bourse de Francfort, au lendemain d’une nouvelle condamnation aux États-Unis pour le Roundup. Le chimiste allemand a vu s’évanouir près de 45 % de sa capitalisation depuis le rachat de son concurrent américain en juin 2018 pour 63 milliards de dollars. Il conteste toujours sur le fond la dangerosité du glyphosate, s’appuyant sur des centaines d’études favorables et l’aval des régulateurs du monde entier. Mais le groupe risque gros avec pas moins de 13 400 procédures en cours pour les seuls États-Unis, d’après son propre décompte le 25 avril. Bayer ne communique pas sur les provisions financières auxquelles il compte procéder, mais les analystes estimaient dès l’été dernier que les procès en rafale pourraient lui coûter 5 à 10 milliards de dollars.
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