Le 28 mars au soir, on attendait le dépôt d'une seule offre de reprise de l'entreprise Doux par l'ukrainien MHP. Mais au tout dernier moment, LDC est sorti du bois avec une deuxième offre partielle. La région Bretagne les considère toutes les deux "sérieuses".
LDC a annoncé avoir déposé une offre de reprise partielle du volailler Doux, ce dernier devant déposer une demande de placement en liquidation judiciaire le 3 avril. Denis Lambert, p.-d.g. du groupe qui détient Les Poulets de Loué a expliqué que cette offre de reprise partielle de Doux permettrait « une solution française pour sauver des emplois et proposer des reclassements », a-t-il précisé, selon Ouest France. Terrena avait fixé la date limite de dépôt des offres au 28 mars minuit.
"Tous les éleveurs pourront être accueillis"
Ce plan prévoit "la reprise de 298 salariés et 203 reclassements de proximité au sein du Groupe LDC. 60 M€ seront investis dans le cadre de ce plan", indique un communiqué. À Châteaulin, le plan prévoit la construction d’un nouveau site industriel d’abattage et de découpe de volailles dédié aux marchés industriels (PAI) et de la restauration. Dans cette perspective un investissement industriel de 55 M€ est programmé. "À l’horizon 2020, le site emploierait 250 collaborateurs pour une capacité d’abattage de 400 000 poulets par semaine", prévoit LDC.
Le projet de reprise prévoit également la reprise du site de produits élaborés de Quimper et de l’intégralité de ses salariés, avec un investissement de 5 M€ à la clé "afin de renforcer la compétitivité du site sur les marchés internationaux". Sur les activités amont, LDC assure "le maintien des activités et des éleveurs en Bretagne comme en Vendée". En Bretagne, le plan prévoit la création d’une société mixte dont les actionnaires (LDC Amont, Almunajem, Triskalia, Terrena et la région Bretagne) assureront les approvisionnements. Tandis qu'en Vendée, Terrena et LDC ont conclu un accord portant sur la reprise de la totalité des activités aliment et de ses salariés. "Tous les éleveurs pourront être accueillis dans les organisations d’élevage des deux groupes", rassure LDC.
MHP prévoit 76 millions d'euros d'investissements
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L’ukrainien MHP a indiqué le 28 mars au soir dans un communiqué qu’il avait lui aussi déposé une offre prévoyant un investissement de « 76 millions d’euros » destiné à construire une nouvelle usine à Chateaulin dans le Finistère « d’ici deux ans » et « à remettre à niveau » d’autres installations. Cela « permettrait la sauvegarde immédiate d’environ 285 postes auxquels s’ajouteraient environ 430 postes au démarrage de la nouvelle unité de production à Chateaulin », indique le communiqué.
Les 450 salariés de l’usine de Chateaulin, qui ne seront pas repris dans l’immédiat, bénéficieraient alors « d’une priorité à l’embauche ». « Il s’agit d’un changement complet de stratégie, a précisé la porte-parole de MHP, en abandonnant la production de certains produits congelés destinés à l’export, remplacés par des produits frais pour le marché français ».
La région Bretagne estime, dans un communiqué le 29 mars, que les deux offres déposées auprès du conciliateur nommé par le tribunal de Quimper pour la reprise du volailler Doux sont "sérieuses" et "de nature à apporter des solutions de reprise crédible".
LDC dit vouloir assurer le maintien des activités et des éleveurs en Bretagne comme en Vendée