Abonné

Léa Compagnie Biodiversité revoit à la hausse son programme d’investissements

- - 3 min

Le numéro un du bio en France ajoute 20 millions d’euros à son programme d’investissement 2017-2020 concernant ses outils de production. Objectif : accompagner la demande des distributeurs spécialisés et surtout des GMS, acteurs de poids de la vente de produits bio.

Les investissements sont toujours orientés à la hausse chez Léa Compagnie Biodiversité, le numéro un de l’industrie bio en France (14 sites de production). Il y a un an, l’entreprise tablait sur 100 millions d’euros sur la période 2017-2020, mais ce sont désormais 120 millions d’euros qui seront dépensés : 75 millions d’euros en 2017 et 2018, et 45 millions en 2019 et 2020. « Cette hausse des investissements correspond à des dépenses reportées, gonflées ou mises en attente », explique Mireille Lizot, responsable des engagements du groupe Léa Compagnie Biodiversité. « Par exemple, nous avons revu à la hausse l’investissement dans notre usine de cosmétiques de Périgny qui atteint 22 millions d’euros au lieu de 17 à l’origine, et cela pour augmenter nos capacités afin de répondre à un marché en plein essor », poursuit Mireille Lizot.

Actuellement, le groupe conduit plusieurs projets importants dont le financement porte sur 2019 et 2020 : une 4e machine à haute cadence de sachets d’infusion et des équipements pour l’ensachage de fruits secs à Périgny (4 millions d’euros), une ligne de transformation de céréales et de graines à Peaugres (5 millions d’euros), une ligne de tartines extrudées avec des fruits à coques à La-Seauve-sur-Semène (1 million d’euros), un site de pasteurisation à l’étude de 6 000 m2 à Damazan (13 millions d’euros), prévu pour 2020. En logistique, le groupe prévoit 5,5 millions d’euros pour la construction d’un nouvel entrepôt et la réhabilitation d’un site à Périgny. À l’étranger, 2,3 millions d’euros sont programmés cette année, dont 1,5 million sur le site de Biosurya, à Saragosse, pour tripler la surface de production et de stockage des produits frais végétariens. Le groupe détient deux plateformes de distribution de produits biologiques : Biocop en Espagne (production et distribution alimentaires) et Hygiena en Belgique.

Chiffre d’affaires en hausse de 10,3 %

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

biodiversité
Suivi
Suivre
industrie
Suivi
Suivre

Dopé par un marché du bio toujours dynamique en France (ventes en hausse de 15,7 % en 2018), le groupe dirigé par Charles Kloboukoff a réalisé un chiffre d’affaires total de 403 millions d’euros en 2018, en croissance de 10,3 % par rapport à 2017 (+5,8% pour le pôle alimentaire et santé). 74 % de ce montant viennent de l’alimentaire, tandis que le reste est issue de la cosmétique. L’essor des ventes est porté en partie par le développement de l’offre en produits bio dans les GMS, avec 60 % des ventes réalisées dans ce type de magasins (notamment via sa marque phare Jardin Bio), et 30% % en distribution spécialisée biologique. L’international, notamment grâce aux plateformes belges et espagnoles, les ventes directes et les MDD représentent 20 % des ventes.

L’année 2018 a été marquée par une pause dans les opérations de croissance externe, qui ont repris début 2019 avec la prise de participation de 35,9 % au capital de Soup’Idéale en février et 60% au capital de l’espagnol Biocop en avril. Les acquisitions sont toujours au programme, selon le groupe, mais en fonction des opportunités qui se présentent, en France comme à l’international.