Sans rapport apparent avec les « petits » problèmes de sécheresse que connaît l’Hexagone, le patron de Nestlé vient de pointer trois défis majeurs que le monde dans son ensemble doit impérativement relever s’il ne veut pas aller à sa perte : le premier n’est autre que la couverture des besoins en eau, suivie de la ressource en énergie et … de la nourriture.
Peter Brabeck se fait l’écho, en réalité, d’opinions exprimées cette année au dernier Forum de Davos évoquant le risque que les biocarburants engloutissent les précieuses ressources disponibles. Même les biocarburants de seconde génération, qui utilisent des matières premières non alimentaires, ne seraient pas la solution. Mais plus originale est la réflexion entamée par le premier groupe alimentaire mondial en vue de créer une « bourse de l’eau ». Peter Brabeck dit l’envisager avec le gouvernement de la province canadienne de l’Alberta où la concurrence risque d’être particulièrement forte entre les agriculteurs et les compagnies pétrolières. Instaurer une telle bourse au même titre que pour les autres matières premières contribuerait, selon lui, à régler le problème des pénuries de ce bien précieux. Déjà l’Alberta a décidé de distinguer les droits fonciers des droits à l’eau, de sorte que posséder une terre ne donne pas automatiquement droit à l’eau qui y coule. Autre exemple, à Oman où un système de bourse de l’eau remonte à plusieurs milliers d’années, la flambée actuelle du cours du pétrole pourrait aboutir à en faire baisser la demande. Et le prix de l’eau ne bouge pas !
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