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Fiscalité écologiste L’échéance qui fâche

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En annonçant, suite à la parution du rapport Gallois, l’instauration d’une « nouvelle fiscalité écologique » en 2016, Jean-Marc Ayrault a provoqué un tollé. Le Réseau action climat (Rac) et la fondation Nicolas Hulot (FNH) ont immédiatement fustigé « le flou et la mollesse des annonces du Premier ministre sur la fiscalité écologique » et regretté l’échéance jugée trop lointaine. Pour ces ONG, c’est un renoncement aux engagements pris lors de la Conférence environnementale : elles déplorent que les 3 milliards d’euros de recette fiscale évoqués par Jean-Marc Ayrault soient « bien loin » des « 20 milliards d’euros supplémentaires de prélèvements écologiques supplémentaires » nécessaires pour « rattraper la moyenne européenne en termes de fiscalité écologique ». Par ailleurs, ces ONG regrettent que « contrairement au rapport Gallois, le gouvernement ne fait aucune allusion à la taxation de l’énergie et du carbone ». Deux députés écologistes ont également réagi, le 6 novembre. Le secrétaire national d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV), Pascal Durand, a jugé, l’échéance de 2016 « inacceptable ». « Il est absolument indispensable que, sur l’année qui vient, parce qu’il y a urgence, on remette à plat la fiscalité et qu’on mette cela en place », a poursuivi Pascal Durand. C’est un peu le sens du message envoyé, le 7 novembre par Pierre Moscovici. « Il y a des travaux qui sont menés dans le cadre de la conférence environnementale, a voulu rassurer le ministre de l’Économie. S’il est possible d’agir plus tôt que 2016, nous l’avons dit à nos partenaires écologistes et pas seulement à eux, nous le ferons », a-t-il annoncé, à la sortie d’une réunion du groupe des députés PS.

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