Michel-Edouard Leclerc, le patron des Centres Leclerc, s’est engagé à baisser les prix de tous les produits de grandes marques vendus par son enseigne, « en moyenne de 5 à 8 % », si la loi Galland sur la revente à perte est modifiée, a-t-il indiqué dans un entretien accordé au Figaro. « Si Nicolas Sarkozy redonne à la distribution une liberté de manœuvre sur les prix, les Centres E. Leclerc s’engagent à baisser, en moyenne de 5 % à 8 %, les prix de tous les produits de grande marque », a déclaré Michel-Edouard Leclerc, soulignant que « cela correspond à trois années d’inflation». Alors que le ministre de l’Economie a décidé de convoquer une table ronde sur les prix dans la grande distribution, Michel-Edouard Leclerc a estimé que redonner du pouvoir d’achat aux Français est « la seule manière de relancer l’économie alors que la consommation est morose ». « Je ne remets pas en cause l’interdiction de revente à perte », a-t-il affirmé, revendiquant la possibilité de répercuter les marges arrière dans ses prix de vente. « Mais au-delà de ce seuil, qu’il faut redéfinir, le distributeur doit pouvoir être libre de fixer ses prix. Il faut mettre fin à l’exception juridique française que constitue la loi Galland », a-t-il souhaité. Michel-Edouard Leclerc a estimé par ailleurs « tout à fait possible de revaloriser les prix des produits agricoles». « Quand je m’attaque à la loi Galland, je m’oppose aux pratiques tarifaires de Coca-Cola ou Unilever. Pas aux petits producteurs», a-t-il affirmé.
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