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Chimie végétale L’Ecole des Mines ouvre une chaire consacrée aux bioplastiques

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L’école des Mines de Paris ouvre une chaire d’enseignement des bioplastiques, avec le soutien de cinq entreprises de renommée internationale, a-t-elle annoncé le 18 juin.

Les bioplastiques seront étudiés et enseignés à l’école des Mines de Paris. La volonté de l’école Mines Paris Tech, avec l’appui financier du chimiste Arkema, de Nestlé, Schneider Electric, PSA Peugeot Citroën et l’Oréal est de « créer les plastiques du futur à base de matériaux issus de ressources renouvelables ».
Poursuivre la recherche fondamentale
Cette nouvelle chaire, dirigée par Tatiana Budtovna, chercheuse franco-russe formée par l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg et maître de recherche à Mines Paris Tech, est prévue pour une durée de cinq ans. Cette chaire comporte un volet de recherche fondamentale et un volet de formation des étudiants.
Les travaux de recherche fondamentale seront consacrés aux polymères issus directement de la biomasse : matériaux ligno-cellulosiques, amidon, fibres végétales. « Il est indispensable de poursuivre la recherche fondamentale, parce que plusieurs interrogations subsistent », a justifié Tatiana Budtovna. Elle a cité les points qui restent à étudier : l’influence des modes d’extraction et de préparation des bioplastiques sur la mise en forme et les propriétés finales des matériaux, la stabilité et la pérennité du matériau, et la création de nouveaux polymères pour de nouvelles applications.
La formation sera dispensée dans le cadre du « Mastère spécialisé bioplastics », unique formation de ce type en Europe, précise Mines Paris Tech. Cet enseignement « forme en un an des ingénieurs de haut niveau capables de saisir tous les enjeux scientifiques, techniques et sociétaux liés au développement des polymères issus de la biomasse ».
L’implication des industriels
Les applications industrielles multiples motivent l’implication des cinq industriels dans la création d’une chaire de bioplastiques à Mines Paris Tech, a expliqué Benoît Legait, directeur de l’école. Louis David, responsable « matériaux » chez PSA, a indiqué que l’objectif de son entreprise est d’introduire 20% de bioplastique dans le plastique des voitures. Le plastique représente 15 à 17% de la masse d’une voiture, soit environ 230 kilos. Déjà, « nous essayons de mettre le plus possible de matériaux renouvelables comme le carton, le lin et le chanvre », a-t-il précisé.
Les représentants des cinq firmes ont indiqué leur souhait que la fabrication des bioplastiques soit réalisée autant que possible à partir de ressources végétales non alimentaires, comme la paille, les résidus de tiges de céréales, ou des industries agroalimentaires ou forestières, pour éviter de prélever de la matière organique sur la ressource alimentaire.

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