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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) va fêter tout au long de l’année sa dixième année d’existence. Elle entend lors des mois à venir mettre en lumière la contribution de ses travaux scientifiques dédiés à la protection des consommateurs européens, et se pencher également vers l’avenir. Durant la deuxième décennie du XXIe siècle, de nouvelles tendances et des questions émergentes vont affecter à la fois la nature et le volume des travaux de l’Autorité. L’Efsa a renforcé les liens qu’elle entretient avec ses partenaires et les parties intéressées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. Le commissaire européen à la Santé, John Dalli, a déclaré le 30 janvier que « la crédibilité et l’excellence scientifique de l’Efsa sont aujourd’hui reconnues sur la scène internationale. L’élaboration de bonnes politiques repose sur des données scientifiques robustes. L’Efsa a effectué d’importants travaux en matière d’évaluation des risques et j’espère qu’elle continuera à s’appuyer sur les réalisations de ces dix dernières années. Notre objectif est de continuer à garantir que nos aliments répondent aux normes de sécurité les plus élevées pour nos citoyens ».
Un bilan parfois contesté
Catherine Geslain-Lanéelle, directeur exécutif de l’Efsa, a rappelé à cette occasion que lors des 10 années écoulées, l’agence a évalué plus de 3 000 allégations de santé fournissant les bases scientifiques, protégeant ainsi les consommateurs européens contre des messages potentiellement trompeurs sur les étiquettes ou dans les publicités sur des produits alimentaires. Elle a réévalué la majorité des colorants alimentaires actuellement approuvés sur le marché de l’Union dans le cadre de son analyse en cours de tous les additifs alimentaires. Elle a participé à la lutte contre la salmonellose, entres autres actions. Ce bilan ne fait toutefois pas l’unanimité. Ainsi l’organisation Générations Futures, dans un communiqué du 30 janvier, dénonce l’infiltration d’un des groupes de travail de l’agence devant statuer sur la mise sur le marché des substances chimiques toxiques (groupe de travail TTC), par des partisans connus de l’approche TTC et régulièrement liés à l'industrie. Elle conseille « fermement à l'Efsa de mettre un terme à la mission de ce groupe de travail TTC et « d’en retirer toutes les personnes liées directement à l'industrie car il en va de la confiance des Européens pour leurs agences d’évaluation sensées les protéger mais aussi de la crédibilité même de ces agences ».
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