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« L’aspartame et ses produits de dégradation sont sûrs pour la consommation humaine aux niveaux actuels d’exposition », a conclu l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) dans sa première évaluation complète des risques associés à cet édulcorant publiée le 10 décembre. « Cet avis représente l’une des évaluations les plus exhaustives des risques associés à l’aspartame jamais entreprise. C’est un pas en avant qui permettra de renforcer la confiance des consommateurs à l’égard des fondements scientifiques qui étayent le système de sécurité des aliments de l’UE et la réglementation des additifs alimentaires », a déclaré le docteur Alicja Mortensen, présidente du groupe scientifique de l’EFSA sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments (groupe ANS).
À la suite d’un examen approfondi des preuves apportées par des études menées tant chez l’animal que chez l’homme, les experts ont exclu le risque potentiel que l’aspartame provoque des dommages aux gènes ou induise le cancer. Les experts de l’EFSA ont également conclu que l’aspartame n’entraînait pas de dommage pour le cerveau et le système nerveux et qu’il n’affectait pas le comportement ou le fonctionnement cognitif chez les enfants et les adultes. En ce qui concerne la grossesse, le groupe scientifique a noté qu’il n’existait pas de risque pour le développement du fœtus suite à une exposition à la phénylalanine dérivée de l’aspartame à la DJA actuelle (sauf chez les femmes souffrant de PCU). Par ailleurs, l’avis indique clairement que les produits de la dégradation de l’aspartame (phénylalanine, méthanol et acide aspartique) sont aussi naturellement présents dans d’autres aliments (le méthanol, par exemple, se retrouve dans des fruits et des légumes). La contribution des produits de dégradation de l’aspartame à l’exposition alimentaire globale à ces substances est faible.
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