Abonné

Léger, bio, mais des hormones

- - 2 min

C’est un menu plutôt léger qui attend les ministres de l’agriculture de l’UE au cours du premier semestre de 2017 si l’on se fie au programme provisoire de la présidence maltaise du Conseil qui prévoit de ne les réunir que quatre fois, sans compter la traditionnelle rencontre informelle en mai à La Valette, pour débattre, entre autres, de la situation du marché et des questions commerciales internationales. Sur ce dernier point, la Commission de Bruxelles a, elle, beaucoup de travail en perspective, car, outre la mise en œuvre prévue de l’accord de libre-échange avec le Canada, elle compte conclure les négociations avec le Japon, poursuivre celles avec l’Indonésie, les Philippines, le Mercosur et le Mexique, et lancer des discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Bruxelles devra aussi faire face à la décision de Washington de relancer la « guerre » du bœuf aux hormones. Alors que les pourparlers du partenariat transatlantique sont en état de mort clinique, l’administration américaine découvre maintenant que le compromis de 2009 supposé régler ce conflit n’est pas respecté par les Européens. Le genre de tensions qui ne devraient pas s’aplanir, au contraire, avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche le 20 janvier. Mais les ministres de l’agriculture des Vingt-huit et leurs experts auront aussi un dossier bien indigeste à leur ordre du jour : la révision de la réglementation de la production biologique, plat consistant que la précédente présidence slovaque n’était pas parvenue à leur faire avaler et auquel le Parlement européen a ajouté son grain de sel.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Parlement européen
Suivi
Suivre