L'activité de production française de surgelés s'est tassée de 0,7% en volume en 2014 mais « sur des bases solides », a indiqué l'association des entreprises des surgelés et des glaces, le 2 avril lors de son congrès annuel. Le marché des surgelés a pâti de la déprime des plats cuisinés, mais peut rebondir grâce au développement du drive.
Le léger tassement de la production de surgelés en 2014 : -0,7% en tonnages, à 2,059 millions de tonnes, pour une valeur de 9,1 milliards d'euros, ne remet pas en cause les fondamentaux de cette industrie. C'est ce qu'a indiqué le syndicat de ce secteur, « les entreprises des glaces et surgelés » à la « 18e journée du grand froid ». Cette faible érosion est imputable à des causes extérieures au secteur.
LES SUITES DU HORSEGATE
L'activité des surgelés a subi les déconvenues du marché des plats cuisinés (-2% en volume en 2014 par rapport à 2013), une conséquence du « horsegate ». « Le caillou dans la chaussure a été l'affaire de la viande de cheval », a résumé Christian Millet, délégué général du syndicat. Pour autant, « la confiance revient petit à petit chez le consommateur » dans le secteur des plats cuisinés, selon le syndicat du froid. Autre composante du marché des surgelés qui a enregistré un tassement, celle des produits à base de pommes de terre, qui ont connu un moindre succès (-2,7%). Évolution contrastée pour les légumes surgelés, selon le syndicat des surgelés et des glaces : une croissance de 2,6% en volume pour les légumes cuisinés, alors que les légumes bruts ont reculé de 5,5%. Cette évolution confirme que la tendance de fond, favorable aux plats cuisinés, s'est exprimée pleinement pour les produits cuisinés non carnés, épargnés par l'affaire de la viande de cheval. Les pizzas surgelées ont progressé de 1,4% en volume, de même que la viande et les entrées de type quiches, tartes, tourtes.
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DES PERSPECTIVES DE CROISSANCE GRÂCE AU DRIVE
Enfin, la famille de produits « qui affiche une belle croissance » en volume est celle des desserts surgelés, avec une progression de 3%. Par ailleurs, le marché des glaces est stable, à 344 millions de litres, pour une valeur de 1,1 milliard d'euros, selon le syndicat. Ce marché progresse bon an mal an, de façon sensible. Pour une base 100 en 1990, la production a atteint l'indice 149 en 2014. « Le drive a vu sa part de marché augmenter. Ce circuit représente une belle perspective de croissance pour la catégorie », a commenté le syndicat du froid. À moyen terme, l'activité du surgelé a les atouts pour rebondir grâce au développement du drive, circuit de distribution qui convient au schéma économique des surgelés, caractérisé par des achats massifs par les consommateurs, a complété le syndicat. « L'industrie du surgelé est fondée sur une technologie solide, qui permet de réduire le gaspillage alimentaire », a-t-il résumé. Elle peut encore gagner des parts de marché en innovant.