Dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet, Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules. On peut considérer qu’entre 25 et 30 % du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 % à 100 % de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. En théorie, elles peuvent être replantées. Mais le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement, voire entièrement, utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation », précise Légumes de France.
D’autre part, le potentiel des espèces annuelles est fortement entamé : 30 % en fraises, 50 % en poireaux de printemps, de 20 % à 30 % en navets, de 30 % à 40 % en pois et haricots d’industrie pour encore de 20 % à 30 % en carottes. Pour cette dernière variété, la situation des producteurs s’avère délicate, les productions d’automne ayant fortement souffert (semis brûlés). Le syndicat indique aussi des pertes allant jusqu’à 100 % en ail, oignons et échalotes. « Cette comptabilité mortifère n’a pas pour but de faire du sensationnalisme, mais celui d’alerter tant les pouvoirs publics que l’aval de la filière », explique Légumes de France qui appelle à un desserrement « de l’étau des agréments (pour l’irrigation) pour le peu de production de plein champs restante ». Les remontées d’information sont en cours pour d’autres productions de plein champ telles qu’asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.
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PG