Abonné

Légumes transformés : l’industrie aurait besoin de tripler ses investissements

- - 2 min

À l’occasion de la journée annuelle des Légumiers organisée le 6 juin par l’Unilet (interprofession légumes en conserves et surgelés) sur le thème « Comment concilier les enjeux de demain avec ceux d’aujourd’hui ? », Nicolas Facon, directeur général de d’aucy (Eureden), a indiqué que la filière transformation pourrait avoir besoin de tripler ses investissements pour faire face aux évolutions du marché. « Il y a une souveraineté alimentaire voulue par les consommateurs, une souveraineté agricole mais il faudrait aussi penser à une souveraineté industrielle », a-t-il indiqué. Il y aurait un besoin de soutiens financiers face à la concurrence européenne et le développement technologique : sur ce point, il s’agirait de la détection de mauvaises herbes en usines, qui seraient plus présentes depuis la suppression de matières actives malgré la vigilance des producteurs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Dans cette même journée, Unilet a indiqué renforcer sa démarche de responsabilité sociétale « Légumiers de demain », lancée en 2022, en ajoutant deux nouveaux engagements : renforcement de la souveraineté alimentaire et valorisation de l’origine France (objectif 50 % des achats à domicile labellisés Origine France d’ici 2027), développement des produits à faible impact carbone et respectueux de l’environnement (27 actions identifiées de l’amont à l’aval). L’interprofession s’est enfin félicitée des différents programmes de financement, engagés et à venir, dans le cadre du Plan de souveraineté des fruits et légumes (PSFL) et du Parsada : guichets PSFL de 35 millions d’euros (ouvert depuis décembre 2023) et de 20 millions d’euros (prévu le 1er juillet), guichet agroéquipements phyto du Parsada (47 millions d’euros) ouvert depuis le 3 juin.

"Penser à une souveraineté industrielle"