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L’Egypte : un débouché singulièrement compliqué

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Parmi les tout premiers acheteurs de blés mondiaux, l’Egypte devrait importer sur cette campagne quelques 8,2 Mt de blé. C’est un client important pour l’Hexagone, qui lui a vendu 962 000 tonnes sur 2008/2009. Selon les statistiques de FranceAgriMer, la France a déjà vendu 910 000 tonnes à l’Egypte sur cette campagne. Sauf que ce volume pourrait ne plus grossir beaucoup, même si le pays reste acheteur. Cet automne, le Gasc égyptien, autorité en charge de l’achat des grains, a présenté son nouveau cahier des charges. Il comprend en particulier deux mesures nouvelles : les lots ne doivent pas contenir plus de 1 % de grains punaisés, et les chargements doivent être effectués sur des bateaux de 60 000 tonnes au départ d’un seul port. Objectif du Gasc : soumettre tous ses fournisseurs aux mêmes contraintes. Seul problème, le port de Rouen, principale porte de sortie des céréales françaises vers l’Egypte, ne permet pas de charger des bateaux de 60 000 tonnes, le tirant d’eau n’étant pas suffisant. A l’inverse, les ports de Dunkerque et de La Pallice sont équipés… Mais ils ne sont pas aussi bien approvisionnés en céréales que le port de Rouen, dont les silos sont pleins. Résultat, la filière française souhaiterait faire changer d’avis les dirigeants du Gasc, qui étaient en visite dans l’Hexagone du 11 au 15 janvier. La partie ne s’annonçait pas facile.

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