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Étude L’élevage laitier : 4% des émissions de gaz à effet de serre, selon la FAO

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Selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le secteur laitier (production, transformation et distribution) serait responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

La FAO poursuit son évaluation du poids de l’élevage dans les émissions de gaz à effet de serre. Selon une étude publiée mardi 20 avril par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le secteur laitier serait responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine. Cette estimation qui repose sur la méthode de l’analyse de cycle de vie prend à la fois en compte les émissions liées à la production, à la transformation et au transport des produits laitiers ainsi que celles issues de la production de viande provenant de la filière laitière. En excluant la production de viande, le secteur est responsable de 2,7% des émissions de GES mondiales. Dans un précédent rapport paru en 2006, les experts de la FAO avaient évalué à 18% la part des émissions mondiales dues au secteur de l’élevage dans son ensemble.

2,4 kg de CO2 émis par kg de produit laitiers
Selon cette nouvelle étude, en 2007, le secteur laitier a émis 1 969 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2), dont 1 328 millions de tonnes imputables au lait, 151 millions de tonnes à la viande d’animaux laitiers abattus, et 490 millions de tonnes aux chevreaux du secteur laitier élevés pour leur viande. La moyenne mondiale des émissions de GES par kilo de lait et autres produits laitiers est estimée à 2,4 kg d’équivalent carbone. Mais ce chiffre est très variable selon les régions du monde et les modes de production. Avec 1,3 kg équivalent CO2, l’Europe et les États-Unis seraient les régions où ces émissions rapportées au Kg de lait sont les plus faibles compte tenu de l’intensité de la production. A l’autre bout de l’échelle se trouve l’Afrique sub-saharienne ou l’Asie du Sud-Est (7,5 kg équivalent CO2). Les systèmes qui marient aliments composés et pâturage se révèlent les plus efficaces en terme d’économies de gaz à effet de serre. L’étude qui tient compte du changement d’affectation des sols (retournement de prairies pour cultiver du soja par exemple) recommande un usage accru de prairies permanentes. Le méthane a le plus fort impact sur le réchauffement global avec 52% environ des émissions de GES, tant dans les pays en développement que dans les pays développés. Suivent le protoxyde d’azote qui représente 27% des GES dans les pays développés et 38% dans les pays en développement et le dioxyde de carbone (21% des émissions dans les pays développés, contre 10% dans les pays en développement).
Pour les experts de la FAO, la prochaine étape sera de quantifier de la même manière les émissions de GES liées de la production de viande des principales espèces d’élevage, notamment le buffle, la volaille, les petits ruminants et les porcins.

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