La France a bloqué lors du Comité permanent de la chaîne alimentaire, le 8 février, le projet de la Commission européenne de définir un seuil technique permettant de gérer des traces d’OGM en cours d’autorisation dans les matières premières destinées à l’alimentation animale. Or l’Europe est en forte dépendance des importations en protéines végétales et certains OGM, qui sont autorisés dans leur pays d’origine mais dont le processus d’autorisation dans l’UE n’est pas finalisé, peuvent ponctuellement s’y retrouver. Ce maintien d’une tolérance zéro « fait courir un risque insupportable aux filières porcs et volailles et renchérit les coûts d’approvisionnement des élevages », déplorent d’une même voix la Fédération nationale porcine (FNP), la Confédération de l’aviculture (CFA), le Syndicat de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) et les sections spécialisées de Coop de France. A la veille de prochaines discussions prévues les 22 et 23 février, ces organisations rappellent aux autorités françaises les difficultés du secteur de l’élevage du fait de la flambée des matières premières végétales et les exhortent à ne pas « refuser des mesures qui permettraient de limiter l’augmentation de ses coûts ».
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