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Assises de l’agriculture L’enjeu environnemental s’installe dans les objectifs assignés à la Pac

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La deuxième réunion du CSO (Conseil supérieur d’orientation) consacrée aux assises de l’Agriculture lancées le 5 septembre par le ministre de l’Agriculture a notamment permis d’adopter un document définissant les objectifs de la PAC d’après 2013. L’environnement déjà mentionné dans la première mouture du document de travail s’installe de manière plus « durable » dans le texte de 6 pages adopté le 17 octobre. Dès le préambule du texte, il a été ajouté que toute politique agricole doit respecter les objectifs des politiques publiques environnementales.

«Les questions environnementales qui étaient pratiquement absentes du premier papier (définissant les objectifs de la Pac après 2013 : ndlr) arrivent de façon prégnante dans la nouvelle mouture du document », souligne Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne lors d’un point presse le 17 octobre. Ainsi, ce n’est plus seulement l’agriculture qui est au cœur des enjeux de demain comme le proposait la première version du document mais « l’agriculture durable ». Les citoyens exigent ainsi « un recentrage de la politique agricole sur leur attente » parmi lesquelles figure notamment… « la préservation de l’environnement ».

Des biocarburants durables

Même sur le dossier des biocarburants il est ajouté au premier document de travail que l’« objectif de 10 % de biocarburants dans les carburants est conditionné à la durabilité des modes de production ». Concernant le défi environnemental de l’agriculture, il y est ajouté « que l’agriculture est productrice de biens environnementaux et utilisatrice de ces biens ». Une manière de responsabiliser un peu plus le monde agricole.

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En résumé : « Si l’agriculture doit produire plus, elle doit dans le même temps produire mieux ». Le contexte a changé, précise le document avec notamment « la montée en puissance des attentes de la société sur la qualité et l’environnement ». En plus, « la diversité des types et modes de production », est affirmé dans le document qui a été adopté le 17 octobre. Ce qui fait dire à Régis Hochart que le ministère de l’Ecologie a pesé sur le texte du ministère de l’Agriculture qui a été adopté le 17 octobre par le CSO. En plein Grenelle de l’environnement, ce n’est pas si surprenant. « Le curseur de l’expression bouge, se satisfait Régis Hochart. Celui de l’action, je ne sais pas encore ».