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OGM L’équipe Séralini et l’Efsa se renvoient la balle

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L’Efsa devrait rendre à la mi-novembre son avis définitif sur l’étude mettant en cause l’innocuité du maïs OGM NK 603. Les auteurs de ces recherche se refusent à communiquer de plus amples informations à l’Efsa, estimant que l’Autorité européenne fait preuve de mauvaise foi.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a annoncé, le 22 octobre, avoir fourni au Pr Gilles-Eric Séralini, auteur de l’étude controversées sur la toxicité du maïs OGM de Monsanto NK 603 et de l’herbicide RoundUp (1), l’accès à toutes ses données disponibles en relation avec l’évaluation réalisée en 2003 et 2009 du NK 603. En contrepartie, l’Efsa demande au chercheur français de lui fournir de plus amples informations sur ses propres recherches. Mais l’équipe du Pr Séralini s’y refuse. Le Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), qui a en partie financé l’étude, a accusé le 26 octobre l’Efsa de « mauvaise foi ». « Quand on épluche les dossiers à notre portée depuis quelques jours seulement, il n’y a pas les données biologiques (analyses de sang, des tissus) sur lesquelles on peut travailler. C’est vraiment un jeu de dupe », explique le Dr Joël Spiroux, président du Criigen et coauteur de l’étude. L’Efsa a annoncé qu’elle rendrait de toute façon son avis définitif d’ici la mi-novembre. Dans un premier avis publié le 4 octobre, l’Autorité estimait que l’étude était d’une « qualité scientifique insuffisante pour être considérée comme valide » (2).
L’ONG Testbiotech a apporté son soutien à l’équipe de chercheurs français tout en reconnaissant que leur étude présentait quelques faiblesses : « Les résultats de l’étude Séralini ont été rejetées par l’Efsa notamment parce qu’il ne respectent pas des normes scientifiques comme celles de l’OCDE par exemple. Mais, une analyse détaillée montre qu’à plusieurs reprises par le passé, l’Efsa a validé des publications qui n’étaient pas en conformité avec ces normes scientifiques actuellement utilisés par l’Efsa pour critiquer l’étude française ».

(1) Voir n°3366 du 24/09/2012
(2) Voir n°3368 du 08/10/2012

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