Améliorer les pratiques managériales, l’équilibre vie pro/vie perso, l’effectivité des droits sociaux, la santé et la sécurité… Telles sont les grandes recommandations du rapport des Assises du travail pour répondre aux attentes de mieux-être au travail.
Les Assises du travail ont remis leur rapport final sur le mieux-vivre en entreprise au ministre du Travail Olivier Dussop le 24 avril, au terme d’une large concertation lancée le 2 décembre. Les deux garants de ce chantier, le président du groupe Renault Jean-Dominique Senard et la présidente de la commission Travail et emploi du Cese Sophie Thiéry, ont supervisé les travaux réunissant partenaires sociaux, universitaires, experts, praticiens, et incorporant la société civile via une « contribution citoyenne », qui a recueilli « près de 5 000 » réponses, selon le gouvernement.
Fort de 17 recommandations divisées en quatre axes, le rapport vise à « retrouver les voies de la confiance et du respect au sein des organisations du travail », en donnant « plus de responsabilité, d’autonomie et de reconnaissance aux travailleurs », selon une note de présentation.
« Ces propositions pourront alimenter le " Pacte de la vie au travail " annoncé par le président de la République, et qui donnera lieu à la mise en place d’un agenda social entre les partenaires sociaux d’ici à l’été », a précisé le ministère dans un communiqué.
Quatre axes de travail
Le premier lot de préconisations appelle « une nécessaire révolution des pratiques managériales » via une meilleure formation des managers, la généralisation du dialogue professionnel, une meilleure articulation de ce dernier au dialogue social dans les entreprises, ainsi qu'une dimension sociale accrue dans les démarches de RSE.
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Le deuxième lot de recommandations vise à « favoriser les équilibres des temps de vie » et les périodes de transition des travailleurs. Le rapport préconise de sécuriser le droit à la déconnexion par « des chartes de temps co-construites », de créer un dispositif d’aménagement des fins de carrière pour diminuer progressivement l’activité et de renforcer le conseil en évolution professionnelle.
D’autre part, le rapport appelle à garantir les droits sociaux « effectifs et portables » des travailleurs durant tout leur parcours professionnel. Il requiert un état des lieux par les inspections ministérielles (IGA-IGAS-IGF) pour les contrats « les plus précaires ».
Enfin, le quatrième lot de propositions vise à préserver la santé physique et mentale des travailleurs via une prévention basée sur l’écoute, des formations « communes entre représentants des travailleurs et employeurs », et un renforcement des services de santé au travail. Le rapport appelle aussi les employeurs à remplir leur obligation d’identifier les risques au travail en établissant une DUERP, qui « n’est remplie que par 40 % des employeurs ».