L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) organise les premières assises de l’industrie alimentaire le 10 octobre prochain, apprend-on auprès de l’Ania. L’association compte mettre en valeur le premier secteur industriel en France, qui est fortement concurrencé sur les marchés mondiaux et critiqué en France dans le débat sur l’obésité.
«Cette année encore, l’industrie alimentaire a été au cœur de nombreux débats de société », indique-t-on à l’Ania, évoquant les questions concernant les prix au consommateur et celles relatives à la santé publique. L’industrie alimentaire française est dans le collimateur du PNNS (Plan national nutrition santé), avec un débat sur la taxation des produits transformés pour la verser à des actions contre l’obésité.
Le thème fédérateur de la diversité
Mobilisant quatre ministres (Dominique Bussereau, Thierry Breton, Renaud Dutreil et Dominique de Villepin), ce forum cherchera à montrer la particularité de l’image France, caractérisée par « la diversité, la qualité et le goût ». Ce thème est fédérateur car il permet à l’industrie alimentaire française de se démarquer : sur les marchés extérieurs, sur le marché intérieur à travers l’image d’une alimentation qui procure du plaisir sans pour autant engendrer l’obésité, et sur le front de l’innovation.
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L’innovation et la recherche sont justement un point faible de l’industrie alimentaire. Ce secteur investit moins dans la recherche que la moyenne des industries françaises, tous secteurs confondus. L’Inra et les pouvoirs publics déplorent l’insuffisance des investissements dans ce domaine, alors que des fonds publics sont prévus pour des actions dans ce sens, confirme-t-on à l’Ania.
À deux semaines du Sial, ces premières assises de l’industrie alimentaire chercheront à montrer l’importance et les enjeux de ce secteur, sur lequel travaillent 13 pôles de compétitivité sur les 67 labellisés en France.