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Les 25 restent divisés sur la réforme de l’OCM

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Les Etats membres de l’UE se sont montrés divisés la semaine passée en Autriche sur le projet de réforme du secteur vinicole élaboré par la Commission européenne, qui envisage une large restructuration pour répondre à la crise actuelle de surproduction et de mévente des vins.

Alors que l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal ont vivement critiqué ce projet, la France, l’Autriche et les Pays-Bas ont estimé qu’il allait dans le bon sens.

« Le projet de la Commission n’est pas bon », a déclaré le ministre de l’Agriculture allemand, Horst Seehofer, en marge d’une réunion avec ses homologues de l’UE à Krems en Autriche. « La vision de la Commission est trop proche de celle des Américains », a précisé M. Seehofer, qui s’est opposé au « punching », c’est-à-dire « mélanger des copeaux de bois et du sucre » au vin pour en améliorer le goût ou le degré d’alcool.

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Le projet de la Commission ne doit être publié que le 22 juin mais de nombreux éléments ont déjà filtré. Il prévoit notamment d’arrêter de recourir à la « distillation de crise » pour éponger la surproduction, un arrachage massif de vignes et l’adoption de nouvelles méthodes de production déjà autorisés chez les pays concurrents hors d’Europe, comme le « punching ».

Le ministre français Dominique Bussereau a au contraire trouvé « des idées intéressantes » dans le projet de la Commission. Pour le Néerlandais Cees Veerman, « la distillation coûte beaucoup trop cher» et « il vaut mieux dépenser de l’argent dans la promotion des bons vins», face à la concurrence de plus en plus forte de producteurs comme la Californie, l’Australie ou l’Argentine.