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Chaîne alimentaire Les 27 et Strasbourg appellent à agir après le scandale de la viande de cheval

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Suite à la découverte de viande de cheval un peu partout en Europe dans des plats préparés à base de bœuf, les États membres de l’UE et le Parlement européen demandent à la Commission européenne de prendre des mesures de renforcement des contrôles et de l’étiquetage des produits transformés. Bruxelles publiera un rapport sur l’étiquetage en décembre prochain et étudiera à ce moment l’opportunité de faire évoluer la réglementation dans le domaine.

Les ministres de l’agriculture de l’UE réunis le 25 février à Bruxelles doivent faire le point sur le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats transformés un peu partout en Europe (voir encadré). Le ministre français, Stéphane Le Foll, et son homologue allemande, Ilse Aigner, devraient demander à la Commission européenne un renforcement de l’étiquetage sur l’origine de la viande dans les plats industriels au niveau européen. « À partir du moment où la viande est un ingrédient (qui représente) moins de 50%, il n’y a aucune obligation de dire d’où elle vient et c’est ce qui doit être modifié », a indiqué Stéphane Le Foll.
C’est également ce que souhaitent de nombreux parlementaires européens. Les députés de la commission de l’environnement du Parlement européen ont également appelé, le 19 février à l’occasion d’un débat organisé sur cette question, à davantage de tests de la viande tout au long de la chaîne alimentaire. Cette affaire « est une falsification d’étiquetage, donc même avec la mention d’origine de la viande cela aurait pu avoir lieu », a répondu la commissaire européen à la santé et aux consommateurs, Tonio Borg, devant la commission de l’agriculture le 20 février. Mais, a-t-il précisé, « nous avons promis de publier un rapport sur l’étiquetage d’ici décembre 2013 et nous nous y tiendrons ». C’est sur la base de ce document que la Commission étudiera la possibilité de renforcer le dispositif en vigueur. « Je suis ouvert », a indiqué Tonio Borg.

Le plan approuvé par les États membres

Pour le moment, les experts des États membres ont approuvé, le 15 février, le plan destiné à lutter contre la crise de la viande de cheval, qui prévoit deux séries de tests dans les plats cuisinés censés contenir du bœuf (1). Les 27 États membres se sont mis d’accord pour procéder à environ 2 250 tests ADN sur des plats préparés à base de bœuf pour vérifier s’ils contiennent du cheval. De 10 à 150 tests sont prévus dans chacun des pays de l’UE, en fonction de leur taille, principalement au niveau des distributeurs, sur des produits alimentaires destinés au consommateur final. Une seconde série de tests sera effectuée sur la viande de cheval pour détecter la présence éventuelle de phénylbutazone, un anti-inflammatoire nocif pour la santé. Un échantillon sera prélevé par 50 tonnes de viande de cheval. Ces deux tests – qui coûtent environ 400 euros – seront cofinancés à hauteur de 50 % par des fonds communautaires. Les résultats seront publiés le 15 avril.

(1) Voir n° 3386 du 18/02/2013

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