Le tribunal de commerce de Coutances (Manche) a validé lors de l'audience du 31 mars les deux seules offres de reprise déposées sur les abattoirs normands AIM, permettant de sauver 276 emplois sur 590, a indiqué l'avocate des salariés, Maître Elise Brand, après une audience à huis clos. Les juges ont ainsi validé l'offre des salariés via une société par actions simplifiée (SAS), qui conserve 206 emplois sur 357 dans l'abattoir de porcs de Sainte-Cécile (Manche), ainsi que l'offre de l'entreprise bretonne Chapin-Montfort (220 salariés) qui va reprendre 70 des 179 salariés de l'abattoir de bovins à Antrain (Ille-et-Vilaine).
Les salariés détiendront 70 % du capital de la société anonyme, aux côtés d'une société d'économie mixte (30 %), détenue par le département et la région. L'État s'engage à apporter 2,5M€, sous la forme d'un prêt de la Banque publique d'investissement (BPI). La SAS doit reconquérir les clients perdus depuis le redressement judiciaire décidé en janvier et une grève de près de trois semaines des salariés. L'abattoir tue 3 000 porcs par semaine contre 13 000 fin 2014, selon Sébastien Lafon, délégué CFE-CGE d'AIM et président provisoire de la SAS qui va voir le jour le 8 avril.
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AIM est l'un des derniers abattoirs indépendants. Créée en 1956 et rachetée en 2003 par Cap 50, l'entreprise était détenue majoritairement par cette coopérative d'éleveurs de porcs. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 246,7 millions d'euros en 2013. Elle possédait aussi des antennes à Dangy, Saint-Lô (Manche), Bernay (Eure) et Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).