Le ministre allemand de l’économie, Michael Glos, dont le pays exerce la présidence de l’UE jusqu’à la fin juin, a affirmé à Berlin que « ceux qui bloquent (à l’OMC) ne se trouvent pas en Europe ». Il est légitime que l’Union engage des négociations sur les accords commerciaux bilatéraux avec des pays comme l’Inde ou la Corée du Sud pour prévenir les effets d’un éventuel échec du cycle de Doha, a-t-il dit.
A Bruxelles, la Commission européenne a donné, le 18 juin, aux experts agricoles des Vingt-sept (le CSA) des détails sur la préparation des négociations d’accords de libre-échange sur la base de mandats confiés par les Etats membres. Alors que les Etats-Unis ont conclu récemment de tels accords avec plusieurs pays (Amérique centrale, Maroc, Colombie) et en envisagent d’autres, a-t-elle souligné, l’UE se doit de faire des efforts pour créer aussi des opportunités d’accès au marché au bénéfice de ses exportateurs.
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Dans ce cadre, les services agricoles de la Commission ont décidé de débattre avec les Comités consultatifs de sa stratégie de négociation. Une de ces réunions est prévue le 25 juin et doit être ouverte par la commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer Boel.
Du côté brésilien, le ministre des affaires étrangères, Celso Amorim, a estimé que « les possibilités de parvenir à un accord sont plus grandes au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral ». Il prévoit notamment « un second temps » entre l’UE et le Mercosur, dont les discussions pour un accord de libre-échange sont suspendues en attendant les résultats du cycle de Doha.