La Suède compte bien mettre à profit sa présidence de l’UE pour favoriser la conclusion d’accords de libéralisation des échanges qu’elle juge indispensables pour contrecarrer la crise économique mondiale. Sa ministre du commerce, Ewa Björling, constate ainsi avec satisfaction que plusieurs accords de ce type sont inscrits à l’agenda de l’automne. Les Européens envisagent de fait de boucler dans les mois qui viennent les négociations engagées avec Israël, l’Egypte, la Corée du Sud et éventuellement le Pérou. Tandis que les pourparlers se poursuivent avec de nombreux autres pays tels que l’Ukraine, le Canada, l’Inde, la Tunisie ou encore la Libye. Avec les retombées positives, mais aussi négatives, que l’on peut attendre pour l’agriculture de l’UE. Toutefois, pour Mme Björling, c’est le cycle de Doha qui reste le plus important. L’Inde, d’ailleurs, espère dégager les moyens de le relancer lors d’une réunion des ministres du commerce d’une quarantaine de pays membres de l’OMC prévue dans les prochains jours à New Delhi. La France, elle, continue d’affirmer qu’elle se méfie des « excès de la marchandisation du monde », pour reprendre des propos que vient de tenir son président. Nicolas Sarkozy dénonce la « schizophrénie » des organisations internationales, entre l’OMC d’une part, qui, selon lui, prône « la concurrence à tout prix » et l’abolition des soutiens à l’agriculture, et la FAO, qui plaide pour « plus d’agriculture ». Bien dit, peut-être. Mais les cris d’orfraie ne suffisent pas, comme le pensent sans doute très fort en ce moment les producteurs de lait.
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