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Fruits et légumes Les achats des Français en baisse de 2 % en 2006

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Les achats de fruits et légumes par les Français ont fléchi de 2 % en tonnages en 2006 par rapport à 2005, indique le panel Secodip, commandé par plusieurs organismes de la filière. Malgré ce tassement des quantités achetées, le montant des achats a augmenté en valeur.

Les ventes de fruits et légumes frais, y compris la quatrième gamme, se sont repliés en tonnages en 2006 par rapport à l’année précédente, qui avait elle-même connu un tassement par rapport à 2004.

Les fruits et légumes ne font que suivre la baisse de fréquence d’achat de l’ensemble des produits frais, précise l’étude. Mais, paradoxalement, les sommes dépensées par les ménages pour ces achats ont progressé de 1,4 % en 2006 et de 2% par rapport à la période 2001/2005.

La diminution des achats en tonnages est moins marquée pour les fruits. La hausse des prix est plus soutenue pour les légumes, selon Secodip.

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Fruits : moindre attrait pour les produits basiques

Pour les fruits, les achats ont fléchi de 2 % en tonnages en 2006, mais les sommes dépensées ont progressé de 1 %. Les quantités achetées ont diminué pour les fruits métropolitains et pour les agrumes (le citron est en chute libre), mais elles ont augmenté pour les fruits exotiques. La configuration du marché des fruits, caractérisée par de moindres volumes mais de meilleurs résultats en valeur, aurait été meilleure sans deux produits basiques qui ont été plus que jamais boudés par les consommateurs : la pomme et la banane. Les deux produits se caractérisent par des quantités en hausse et des prix en baisse.

Pour le reste, cerises, abricots, pêches et nectarines ont connu les plus fortes progressions de chiffres d’affaires en 2006, grâce à une demande soutenue par le temps chaud de juin et de juillet.

Légumes : régression de la salade hors quatrième gamme

Les achats de légumes ont quant à eux régressé de 2,3% en tonnages, passant au-dessous de la moyenne 2001-2005. Mais là aussi, les sommes dépensées ont progressé (+1,8 %). Un tiers de cette progression revient aux légumes de quatrième gamme (légumes lavés prêts à l’emploi). « Les légumes de quatrième gamme se comportent plus favorablement que les légumes bruts », affirme Secodip qui remarque que les quantités achetées ont gagné 13% sur ce segment de marché. Les légumes qui ont connu les plus forts reculs sont la mâche (hors quatrième gamme) et l’ail (qui a décroché de 20%, selon Sécodip). Les achats de salades entières ont une nouvelle fois diminué, quoique moins qu’en 2005. En près de dix ans, les quantités achetées de salades entières ont régressé de 30%. En dehors de la quatrième gamme, les légumes qui ont le plus contribué à la hausse du chiffre d’affaires sont, par ordre, le melon, l’oignon, la carotte, la tomate et la pastèque. Pour le melon, la hausse du chiffre d’affaires est due à un « effet prix », les quantités restant quasiment stables. L’essentiel du chiffre d’affaires sur le melon a été réalisé en juin-juillet, pendant la période chaude.