Le commissaire européen à l’agriculture, Franz Fischler, a commencé à faire ses adieux à l’occasion de sa dernière participation à un Conseil agricole informel, le 6 septembre à Noordwikk (Pays-Bas) . « Comme disent les Français, partir, c’est mourir un peu », a-t-il reconnu, citant Edmond Haraucourt (1857-1941).
« En dépit de confrontations favorisées par les lobbies de l’agriculture (…), entre autres, je suis heureux de rappeler que l’accord (sur la réforme de la Pac) a été atteint presque à l’unanimité, y compris les éléments les plus novateurs tels que le paiement unique à l’exploitation », a commenté M. Fischler, qui arrivera le 31 octobre au terme de son mandat à Bruxelles. « Notre succès est un monument à l’ingéniosité, à l’ouverture d’esprit, au pragmatisme et au courage de nous tous », a-t-il ajouté devant les ministres.
« À l'exception du sucre et peut-être du vin, le temps des réformes agricoles est fini. Elles doivent maintenant être mises en œuvre. Dans ce contexte, je souhaite transmettre la flamme de notre foi en des communautés rurales (…) prospères » à la nouvelle commissaire, Mariann Fischer Boel, a également déclaré M. Fischler, décidément très lyrique.
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« Mais maintenant que tout a été dit et fait, que le message de la réforme a été largement accepté, et que notre position est devenue beaucoup plus défendable au niveau international comme l’a montré l’agenda agréé pour le cycle de l’OMC, je pense que je peux partir en chantant deux de mes chansons favorites : Je ne regrette rien (Piaf) et I did it my way (Sinatra)», a conclu le commissaire européen.