À l’occasion du Salon des maires le 19 novembre, les six agences de l’eau ont annoncé le lancement des 12e programmes d’intervention. Dotés d’une capacité d’aide de plus de 2 milliards d’euros par an, ils entreront en vigueur le 1er janvier 2025, pour six ans. Alors que le gouvernement prévoit d’opérer un prélèvement de 130 millions d’euros (M€) sur la trésorerie des agences de l’eau dans le cadre d’un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2025, les agences de l’eau ont témoigné de leur « agacement », et ce alors que leurs missions se sont élargies. « À la création des agences de l’eau et des comités de bassin en 1964, notre mission se limitait à la gestion de la pollution industrielle. Aujourd’hui, nous avons atteint notre pleine maturité, avec une intégration totale de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques », rappelle ainsi André Flajolet, président du comité de bassin Artois-Picardie.
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Dans le cadre du PLF de 2014, des prélèvements sur les fonds des agences de l’eau, initialement présentés comme « exceptionnels », avaient déjà servi à combler le déficit budgétaire national. Pour l’heure, les élus semblent toutefois majoritairement opposés à l’amendement prévoyant ce prélèvement de 130 M€, rapportent les directeurs des agences de l’eau. Parallèlement, les agences de l’eau ont tenu à adresser « une pensée au monde agricole qui subit des crises successives ». Et de préciser que leur objectif est de poursuivre une gouvernance de l’eau autour de démarches collectives concertées intégrant les acteurs agricoles, tels que les projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE).