«Le prix des semences ne peut pas répercuter les évolutions erratiques du prix des matières premières, notamment en céréales », explique Philippe Gracien, directeur général du Gnis (interprofession des semences). Mais la volatilité des cours mondiaux a quand même un impact sur les producteurs de semences. En 2009, les agriculteurs confrontés à une chute de leurs revenus ont préféré avoir recours à des semences de ferme. Pour les variétés autogames (céréales à paille), les ventes de semences certifiées ont enregistré une baisse de 13%. Pour 2010, il est encore difficile d’y voir clair. « En cette fin de campagne, le marché s’anime. Il est donc encore difficile de faire un bilan », constate Philippe Gracien. En effet, face à la volatilité des cours, les agriculteurs attendent le dernier moment pour acheter leurs semences. Les prix mondiaux jouent également sur l’assolement des cultures.
« Aujourd’hui, le prix du maïs est élevé. Si les conditions climatiques sont bonnes les agriculteurs vont planter beaucoup de maïs ce qui peut bouleverser l’équilibre entre les cultures en réduisant les surfaces d’orge de printemps ou de protéagineux », détaille Philippe Gracien. Cette nouvelle donne n’est pas sans conséquence sur les entreprises. Comme le confirme le directeur général du Gnis : « Cela les oblige à travailler dans leurs relations avec leurs clients de manière pluriannuelle afin de lisser les effets de ces variations ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.