L'Union des producteurs agricoles (UPA) et la Coop fédérée, la plus importante entreprise agro-alimentaire au Québec, ont uni leurs forces ce dimanche 11 novembre pour inciter le gouvernement canadien à conserver intact le système de gestion de l'offre dans les négociations de ses accords commerciaux. Un grand rassemblement s'est tenu à Montréal avec différents acteurs de l'industrie agroalimentaire afin de « faire le point sur les négociations que mène le Canada au niveau international », notamment avec l'Union européenne. Plus de 300 producteurs de lait, d'œufs et de volailles, mais également des transformateurs alimentaires étaient présents pour réitérer leur volonté de protéger la gestion de l'offre. « L'ouverture du marché canadien aux produits étrangers, ne serait-ce qu'un pour cent des parts de marché, signifierait des diminutions en matière de production et de transformation, ce qui se traduirait assurément par des pertes d'emplois, selon Marcel Groleau, président de l’UPA cité par le journal Le Devoir. « Il n'est pas question pour nous que le gouvernement concède des accès supplémentaires au marché canadien ». Pour le moment, le message d'Ottawa demeure assez ferme sur la scène internationale. Toutefois, l'UPA aurait eu vent de rumeurs selon lesquelles le gouvernement conservateur serait prêt à concéder certaines parties du marché, indique son président, Marcel Groleau. La négociation actuellement en cours avec le continent européen s'avère cruciale, selon lui, puisqu'elle dictera la position du Canada à l'occasion d'éventuels pourparlers. « Si on montre aux Européens aujourd'hui qu'on est flexible, quelles seront alors les demandes des Américains et des autres pays ? », a-t-il confié au journal Le Devoir. Les manifestants se voulaient particulièrement vigilants pour le secteur laitier. Le Canada affiche un important déficit commercial avec l'UE en matière de produits laitiers. Les exportations canadiennes de fromage vers l'UE ont presque complètement disparu, passant de 29 millions de dollars en 2008 à 0,1 million de dollars en 2011, alors que le fromage représente plus de 70 % (168 millions de dollars, soit 132 millions d'euros) des importations canadiennes de produits laitiers en provenance de l'UE.
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