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Japon Les agriculteurs japonais reçoivent un soutien « important », selon l’OMC

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Discutée dans le cadre de l’OMC, la dernière évaluation de la politique commerciale du Japon confirme le « soutien important » que reçoivent de l’État les agriculteurs de ce pays.

Dans le domaine agricole, « le gouvernement a continué à s’éloigner du soutien des prix pour s’orienter vers le soutien des revenus », constatent les experts de l’OMC dans un rapport consacré à la politique commerciale du Japon et discuté à Genève les 19 et 21 février. Toutefois, ajoutent-ils, « les modifications ont été relativement mineures et le secteur continue de recevoir un soutien important de l’État qui comporte, entre autres choses, un taux de droit de douane NPF (nation la plus favorisée) moyen relativement élevé par rapport à d’autres secteurs, des contingents tarifaires, un soutien des revenus, et, dans certains sous-secteurs, des mesures de contrôle de la production ».

Plus de 1 % du PIB

Selon l’OCDE, précise le rapport, « les estimations du soutien total en faveur de l’agriculture pour 2006-2008 correspondaient à 1,1 % du PIB (japonais) ». Celui-ci « porte principalement sur les prix du marché ; en outre, le pays applique des tarifs relativement élevés et des restrictions à la production, qui entraînent les prix à la hausse ».
Au Japon, « les prix à la consommation des produits agricoles dépassent largement la moyenne de l’OCDE », soulignent également les experts de l’OMC.
« Les transferts totaux dont les producteurs agricoles ont bénéficié en 2010 au titre des politiques gouvernementales (ESP ou estimation du soutien aux producteurs) et des transferts des consommateurs (ESC ou estimation du soutien aux consommateurs) s’élevaient, selon des estimations provisoires de l’OCDE, à 50 % et 42 % des revenus tirés de la production, alors que les moyennes de l’OCDE étaient de 18% et 8% respectivement ».
Le rapport de l’OMC relève également que la moyenne des droits NPF japonais appliqués aux importations de produits agricoles s’établit à 17,5 % (exercice 2012), contre une moyenne globale de 6,3 %. « Les sous-secteurs de l’agriculture qui bénéficient d’une protection tarifaire NPF supérieure à la moyenne sectorielle incluent les produits laitiers, les légumes comestibles, les sucres et les céréales et leurs produits ».

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