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Engrais azotés Les agriculteurs prennent en compte leur impact sur l’environnement

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Selon une enquête Unifa-BVA, les agriculteurs choisissent la forme d’azote dans les engrais minéraux en faisant intervenir l’impact environnemental comme critère de choix, après le prix et la facilité d’épandage. Mais leurs connaissances sur ces impacts environnementaux restent à améliorer.

Pour connaître plus finement les pratiques des agriculteurs et leurs comportements d’achats, l’Unifa, Union des industries de la fertilisation, a commandé une enquête à l’institut de sondage BVA, à l’initiative des cinq principaux producteurs d’engrais azotés (Grande Paroisse, Yara France, Fertiva France, Kemira GrowHow et DSM Agra France). Cette enquête, réalisée auprès de 1 006 agriculteurs, montre que 47 % d’entre eux disent prendre en compte le critère de l’impact environnemental dans leur choix d’engrais, critère qui arrive en troisième position derrière le prix et la facilité d’épandage.

Pour autant, l’enquête met en évidence quelques lacunes de la part des agriculteurs interrogés sur les impacts environnementaux des engrais azotés minéraux. En effet, deux tiers des agriculteurs disent ne pas bien connaître ou pas connaître du tout le phénomène de volatilisation ammoniacale qui suit l’épandage d’un engrais azoté, alors que le phénomène de lessivage est bien connu. En effet, après un épandage, une partie de l’azote peut se volatiliser sous forme gazeuse, lors de la transformation de l’urée en azote ammoniacal, avant la transformation en azote nitrique. Ce phénomène est plus ou moins important selon la forme d’engrais appliqué.

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L’ammonitrate plébiscité

L’enquête montre que plus de 80 % des agriculteurs utilisent des ammonitrates, seuls ou associés à d’autres formes. Ils bénéficient de la meilleure image auprès des agriculteurs, notamment en ce qui concerne leur facilité et leur qualité d’épandage ainsi que leur efficacité agronomique (gain de rendement et de protéines). En revanche, les solutions azotées, utilisées par 37 % des agriculteurs interrogés, sont choisies pour leur prix attractif. Par ailleurs, 22 % des agriculteurs déclarent avoir utilisé de l’urée. La moitié des utilisateurs d’urée est située dans le Sud-Ouest de la France. Quant aux engrais composés NPK, malgré la baisse de consommation globale de ces produits, ils restent tout de même utilisés par 60 % des agriculteurs interrogés, et bénéficient d’une bonne image.

Pédagogie

L’Unifa a l’intention de réaliser des documents pédagogiques afin de valoriser une utilisation efficace des engrais azotés nitriques, et d’ouvrir un site internet à destination des agriculteurs d’ici la fin 2006. Ces sujets seront abordés les 16 et 17 novembre 2006, lors des prochaines journées de la fertilisation à Marne-la-Vallée, qui a pour thème : « les agriculteurs s’adaptent, et vous ? ».