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Les aliments ultra-transformés à nouveau sur la sellette

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Une nouvelle étude portant sur des dizaines de milliers de Français de 2009 à 2017, dont les résultats ont été publiés dans la revue de l’Association médicale américaine (Jama Internal Medicine), montre un lien modeste entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de décès.

Une nouvelle étude portant sur des dizaines de milliers de Français de 2009 à 2017, dont les résultats ont été publiés dans la revue de l’Association médicale américaine (Jama Internal Medicine), montre un lien modeste entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de décès.

Des chercheurs français ont publié le 11 février une grande étude sur les plats préparés et autres aliments ultra-transformés et la santé, et préviennent d’emblée : elle ne prouve pas de lien de cause à effet. Des aliments sont considérés ultra-transformés, selon la classification Nova, quand ils ont subi des procédés industriels de transformation et contiennent de nombreux ingrédients, notamment des additifs. Un plat préparé, sans additifs, congelé ou pas, n’en fait pas partie… Mais les plats prêts à réchauffer, les sodas et les snacks en général en font partie. Ils sont plus riches en sel ou en sucre et pauvres en vitamines et en fibres. La nouvelle étude, portant sur des dizaines de milliers de Français suivis de 2009 à 2017, a observé un lien modeste entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de décès pendant la période. Les résultats ont été publiés dans la revue de l’Association médicale américaine (Jama Internal Medicine).

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"Il ne faut pas être alarmiste pour le public et dire qu’en mangeant un plat préparé on a un risque supplémentaire de 15 % de mourir", a indiqué à l’AFP Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’université Paris 13, qui gère la grande étude NutriNet-Santé avec des chercheurs de trois autres institutions (Inserm, Inra et Cnam). "C’est une nouvelle pierre à l’édifice dans les recherches sur les liens entre aliments ultra-transformés et la santé", dit-elle. Étudier les effets de l’alimentation est extrêmement complexe et controversé, et les résultats sont souvent mal interprétés.

Dans cette nouvelle étude, 45 000 Français de plus de 45 ans, en majorité des femmes devaient tous les six mois, enregistrer sur un questionnaire en ligne tout ce qu’ils avaient mangé et bu pendant trois périodes de 24 heures. Au bout de sept ans, environ 600 personnes étaient décédées. Les chercheurs se sont aperçu qu’une augmentation de 10 % de la proportion d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation correspondait à une augmentation de 15 % de la mortalité. Mais Mathilde Touvier avertit qu’il ne faut pas se focaliser sur le chiffre, ce qui compte est l’existence d’un lien statistiquement significatif. Et l’étude doit être interprétée dans un ensemble de travaux.
Comme il est impossible, pour des raisons éthiques, de faire une expérience au cours de laquelle on ferait manger ces aliments à une partie de la population mais pas à une autre, les études "observationnelles" sont la seule solution. Or, d’autres facteurs entrent inévitablement en ligne de compte même si les résultats sont ajustés.