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Denrées alimentaires Les allégations nutritionnelles sur les céréales et les fromages sur la sellette

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La Commission européenne devrait présenter prochainement une version définitive des profils nutritionnels qui encadreront le marketing santé largement utilisé par l’industrie agroalimentaire. L’étude d’impact qui devrait accompagner le texte indique que de nombreuses céréales de petit-déjeuner ne devraient plus être commercialisées avec des messages vantant leurs mérites nutritionnels auprès des consommateurs, de même pour beaucoup de fromages et l’ensemble des bonbons et autres sucreries.

Le beurre salé, les pâtisseries, les pâtés, le chocolat et de nombreux fromages ne devraient plus pouvoir porter d’allégations nutritionnelles ou de santé, ces slogans tels que « teneur réduite » en sel ou en graisse très regardés par les consommateurs. Telle est l’analyse faite par les services de la Commission européenne de l’impact qu’aura le texte sur les profils nutritionnels qui devrait être adopté dans les prochaines semaines par les Etats membres de l’UE. Selon eux, moins de 10% des céréales de petit déjeuner devraient être éligibles au mécanisme des allégations sans dérogation particulière sur la base des teneurs en sel, en graisse et en sucre envisagées Voir n°3191 du 23/02/09.. Le fait que ces produits soient consommés avec du lait a toutefois été pris en compte, précise l’étude d’impact. Au plus 20 % de cette catégorie pourrait encore bénéficier de ce type de publicité sur la base de dérogations. Les dérogations seront accordées si un seul des indicateurs nutritionnels du produit est dépassé par rapport aux valeurs de référence du profil de la catégorie.

En ce qui concerne les fromages, la mise en avant de leur teneur en calcium auprès des consommateurs devrait être plus compliquée, étant donné le niveau de sel et de matières grasses de la plupart de ces produits. Cette mesure est justifiée par « l’importante contribution de cette catégorie aux apports en sel et en graisses saturées » dans le régime, font remarquer les experts. Le pain, source importante de sel, sera lui aussi largement exclu des allégations, à l’exception des pains à teneur réduite en sel. Cela va encourager les fabricants à reformuler leurs produits, fait remarquer la Commission. Selon ces projections, moins de 20 % des pains actuellement sur le marché devraient être éligibles, mais plus de 60 % si des dérogations sont accordées. Les chiffres sont du même ordre pour les œufs et les produits à base d’œufs (environ 15 % des produits éligibles sans dérogations, mais un peu moins de 60 % en cas de dérogations).

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Pour la viande et les produits à base de viande, la moitié des produits sur le marché devraient garder la possibilité d’utiliser des allégations. Mais la teneur en sel, si elle est définitivement fixée à 700mg /100g devrait exclure certains jambons et de nombreuses autres denrées de cette catégorie.