D’ici 2025, le groupe coopératif de l’Ouest veut tripler les ventes de sa marque « La Nouvelle agriculture » et doubler celles en bio. Cette année doit voir la mise en service du nouvel abattoir d’Ancenis, spécialisé dans les volailles alternatives.
À l’occasion de son assemblée générale le 31 mai, le groupe coopératif Terrena a détaillé les ambitions qu’il nourrit pour ses filières différenciées (bio, signes de qualité, marque « La Nouvelle agriculture »). Après une bonne année 2021, le géant de l’Ouest (5 Md€ de chiffre d’affaires) entend doubler ses ventes de produits bio d’ici 2025, en poursuivant l’accompagnement des conversions et en visant un « développement robuste en cohérence avec les marchés ». Avec 138 M€ de chiffre d’affaires en 2021 (+24 % en un an), Terrena se revendique « première organisation agricole bio en France ». Ces dernières années, la croissance du bio a pu « se faire au détriment du prix », considère Pascal Ballé, membre du bureau de Terrena, pour qui le groupe doit « privilégier la qualité et non le volume ». « Le bio Leclerc au prix du conventionnel, on n’y croit pas », a taclé le président de Terrena, Olivier Chaillou.
Des projets pour la « Nouvelle agriculture »
Toujours à horizon 2025, le groupe d’Ancenis (Loire-Atlantique) compte également tripler les ventes en grandes surfaces de produits sous la bannière « La Nouvelle agriculture » (61 M€ en 2021, +19 %). Ses projets pour la marque ? « Mettre en avant les thématiques de l’éthique, de la juste rémunération des producteurs, de l’autonomie protéique, de l’économie circulaire et du climat », avance Pascal Ballé. Des propositions « assez matures », selon lui. Toutefois, la coopérative ne les lancera qu’après avoir analysé « les impacts sur les marchés » des crises récentes (guerre en Ukraine, flambée des matières premières, influenza aviaire).
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Galliance, la branche volailles du groupe, est particulièrement concernée par la montée en gamme, avec la mise en service du nouvel abattoir d’Ancenis prévue pour le deuxième semestre 2022. Cet outil ultramoderne à 43 M€ sera spécialisé dans les productions alternatives (bio, Label rouge et « La Nouvelle agriculture »). Un événement pour la filière : « La dernière fois qu’un nouvel outil d’abattage a été lancé à partir de rien remonte à 2005 », rappelle le président de Galliance Dominique Grasset. Il sera fourni par 400 exploitations dans un rayon de 100 km autour d’Ancenis, ce qui « permettra de rééquilibrer la production plus au nord », précise l’éleveur. Au rayon des projets, « on parle d’élever des dindes sans antibiotiques » sous la marque « La Nouvelle agriculture », ajoute M. Grasset.