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Les anti-viande pressent les députés

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Tandis que les députés déroulent les propositions d’amendements pour les États généraux de l’alimentation (Egalim), Greenpeace et L214 diffusent respectivement une enquête sur la consommation de viande dans les cantines scolaires et une vidéo choc sur l’élevage de poules pondeuse en bâtiments. La semaine n’est donc pas choisie au hasard, l’objectif de chacun étant d’interpeller les politiques et de pousser à la roue en faveur d’un encadrement plus strict de la production et de la consommation de viande.

Greenpeace assure que « près de 70 % des écoliers mangent trop de viande », voire sont « obligés de manger de la viande et du poisson tous les jours. » L’organisation non gouvernementale rebondit sur les études scientifiques qui mettent à mal la consommation de produits carnés, et assure que « la législation impose de servir uniquement huit repas sur vingt avec viande ou poisson ». L’idée d’introduire des menus sans protéines animales dans les menus a surgi plusieurs fois dans les débats entre les députés, mais rien ne s’est concrétisé.

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Pour L214, c’est Sophie Marceau qui prend la parole sur des images de poules pondeuses en mauvais état, afin d’interpeller les politiques. « Nous comptons sur vous pour mettre fin à ce supplice vécu chaque année par 33 millions de poules pondeuses, dit-elle. 90 % des Français souhaitent cette interdiction. » Surtout, l’actrice appelle à signer une pétition pour l’interdiction totale de l’élevage des poules en cage, et donc, à ne plus être « complice de la maltraitance des animaux ».

Enfin, le comédien Rémi Gaillard s’est joint à Brigitte Bardot, dans une vidéo diffusée le 21 mai, pour réclamer la mise en place de la vidéosurveillance dans les abattoirs, mesure qui avait été retirée lors des débats du projet de loi Egalim en commission, et l’étourdissement préalable de tous les animaux avant la saignée. Les images montrent Brigitte Bardot et Rémi Gaillard, dans le jardin de l’ex-actrice, découvrant de nouvelles images de l’abattoir d’Alès, déjà épinglé en 2015, tournées en caméra cachée en février 2018, Brigitte Bardot étant horrifiée par ce qu’elle voit.