L’Union professionnelle artisanale (UPA) a appelé le 24 octobre le gouvernement à une baisse de 20 points du coût du travail, affirmant qu’elle aurait pour ce secteur, non délocalisable mais à forte intensité de main-d’œuvre, « un impact extrêmement intéressant et rapide ». Si « une baisse de 20 points s’opérait, il y aurait des marges de manœuvre pour investir, augmenter les salaires et réduire le coût des prestations », a précisé Jean Lardin, président de l’UPA. Le gouvernement « doit aussi tenir compte des 1,2 million d’entreprises (artisans et commerces) qui tiennent le territoire » et qui « n’alimentent pas les chiffres du chômage », a-t-il insisté. Au lieu de reposer sur le salaire, les cotisations sociales devraient être financées par une hausse « modérée » de la TVA, une augmentation « étudiée » de la CSG, ainsi qu’un « prélèvement sur la partie des revenus du capital non [affectée] par la CSG », préconise l’UPA. Engagée au côté du Medef et de la CGPME dans la grande négociation ouverte avec les syndicats pour réformer le marché du travail, l’UPA dit qu’elle sera vigilante à ce que celle-ci « ne crée pas des outils uniquement pour servir PSA ou Renault ».
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