CLCV, UFC-Que choisir, Consofrance… les associations de consommateurs estiment que les défauts de la réglementation actuelle rendent la levée du moratoire sur les OGM « prématurée ». Selon elles, les bénéfices apportés par les OGM aux consommateurs sont encore très flous et les risques de pollution génétique ne sont pas, quant à eux, levés. Consofrance s’inquiète que « petit à petit, ces OGM seront tellement implantés qu’on ne pourra plus faire marche arrière. Les 0,9 %, c’est un début mais après, quid en terme d’évolution ? » s’interroge le vice-président de Consofrance.
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Les associations de consommateurs demandent, avant la fin du moratoire, la création d’un régime de responsabilité spécifique qui permettrait de « gérer les risques environnementaux, sanitaires ou économiques », selon les termes de l’UFC-Que Choisir. La levée du moratoire doit être conditionnée à une « véritable évaluation des risques qui ne se limite pas aux problèmes de toxicité à très court terme», défend Olivier Andrault, directeur scientifique du CLCV.