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Organisation professionnelle/Concurrence Les attentes des industries alimentaires vis-à-vis de la présidence islandaise de l’UE

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« Améliorer la compétitivité de l’industrie pour stimuler la production alimentaire et accélérer la conclusion d’accords de libre échange avec les pays tiers ». Telles sont les priorités clés que vient de présenter FoodDrinkEurope, le porte-voix de l’industrie alimentaire et des boissons de l’UE, à la Lituanie qui a pris les rênes de l’Union européenne pour un nouveau semestre (1er juillet-31 décembre 2013).

FoodDrinkEurope demande que la Lituanie, qui assure pour le semestre en cours la présidence du Conseil de l’Union européenne, place au cœur de ses priorités l’amélioration de la compétitivité des industries alimentaires. Le lobby de ce secteur réclame d’autre part des responsables lituaniens des « efforts continus » pour doter l’UE d’une « Union de l’innovation véritable » et des actions visant à supprimer les obstacles à l’innovation pour apporter de nouveaux produits sur le marché, notamment en activant la conclusion du programme-cadre européen pour la recherche et l’innovation « Horizon 2020 », laquelle devrait offrir « des possibilités de croissance et de compétitivité pour l’industrie alimentaire ». Les industriels espèrent que la Commission européenne viendra enfin et « sans délai » avec une nouvelle proposition de règlement sur les « nouveaux aliments », en y incluant bien sûr « les éléments sur lesquels un consensus dans un projet précédent a déjà été atteint ». Cette nouvelle proposition devrait également inclure une procédure de notification pour les « nouveaux aliments » pour lesquels une utilisation prolongée est demandée , ainsi qu’une procédure d’autorisation simplifiée qui devrait également permettre aux PME d’obtenir l’approbation de nouveaux produits alimentaires. FoodDrinkEurope plaide également pour la « simplification de la législation alimentaire existante et la réduction des charges administratives pour les entreprises alimentaires et des boissons, et en particulier pour les PME.
 
Hâter les négociations commerciales bilatérales
Rappelant qu’en 2011, l’industrie alimentaire et des boissons a exporté pour une valeur de plus de 76 milliards d’euros (Md€) vers des pays tiers – ce qui a généré une balance commerciale positive de plus de 13 Md€ – FoodDrinkEurope demande à la présidence lituanienne de continuer à plaider en faveur d’un système commercial solide fondé sur des règles à respecter afin, dit-elle, « de promouvoir les perspectives commerciales pour les fabricants du secteur alimentaire et celui des boissons de l’UE. En ce qui concerne les accords commerciaux bilatéraux, le lobby européen appelle la présidence lituanienne à travailler « à la mise en œuvre la plus rapide possible » de l’Accord de libre-échange (ALE) avec l’Ukraine et faire avancer les négociations pour un accord similaire avec le Japon. FoodDrinkEurope attend aussi « avec impatience » le début des négociations sur un accord commercial et sur un partenariat transatlantique sur l’investissement entre l’UE et les Etats-Unis ainsi que la possibilité de formuler des commentaires « sur les questions qui préoccupent les opérateurs européens du secteur alimentaire ».
 
Investir dans la prévention
En tant que membre fondateur de la Plate-forme européenne sur l’alimentation , l’activité physique et la santé, FoodDrinkEurope revendique « un rôle majeur dans la contribution des engagements volontaires dans des domaines comme la reformulation des produits, l’information du consommateur, le marketing responsable et la promotion de modes de vie sains ». Mieux : selon le lobby, « près de la moitié du total des engagements présentés dans le cadre de la Plate-forme sont proposés par les membres de FoodDrinkEurope. Comme preuve de l’engagement de l’industrie au sein de la Plate-forme, en 2011, « 5 des 18 engagements pris par les membres de FoodDrinkEurope dans le domaine de la reformulation auraient déjà entraîné une réduction de 992,6 tonnes de sel dans les produits alimentaires transformés ».
 
Haro sur les taxes sur les aliments et les boissons
FoodDrinkEurope exhorte la présidence lituanienne et les États membres à ne pas recourir à des « taxes discriminatoires sur des produits alimentaires et des boissons spécifiques ». Selon le lobby de l’industrie, de telles mesures « n’encourageraient pas les consommateurs à adopter des modes de vie sains et présenteraient des risques pour la compétitivité de l’industrie alimentaire européenne ». Dans le cadre des discussions en cours sur le règlement sur les « informations des consommateurs sur les denrées alimentaires », les industriels européens demandent à la présidence lituanienne de veiller à ce que les opinions des exploitants du secteur alimentaire soient « dûment prises en compte, en particulier à l’égard des mesures d’exécution (comme celles sur l’étiquetage de l’origine des produits ) qui, selon eux, « ont un impact direct sur les activités de l’industrie alimentaire ».

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