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Les bailleurs s’inquiètent des effets des mesures environnementales sur le foncier

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« La multiplication mal maîtrisée des contraintes environnementales affecte les propriétaires ruraux », car elle « hypothèque la capacité de production des terres agricoles, au risque d’en diminuer la valeur », a constaté la Section nationale des propriétaires ruraux (SNPR) de la FNSEA dans une conférence de presse le 20 mai en préparation de son congrès. Les injonctions contradictoires de différents services de l’État « entravent les efforts des exploitants de concilier les objectifs environnementaux et l’objectif de nourrir les populations », explique Patrice Joseph, président de la SNPR. « Certains projets environnementaux, d’agroforesterie par exemple, peuvent conduire à des baisses de production agricole », a-t-il alerté, invoquant la nécessité de produire de l’alimentation, au moment où le conflit russo-ukrainien handicape la production des terres les plus fertiles. « Nous travaillons sur toutes les conséquences sur le foncier que vont entraîner les ZNT (zones de non-traitement), l’agrivoltaïsme et l’installation d’unités de méthanisation », a complété Jean Barreau, secrétaire général de la SNPR.

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Face à ces effets jugés délétères, les propriétaires ruraux réfléchissent aux solutions qui concilient objectifs écologiques et objectifs de production. Ils sont « persuadés que des moyens permettent protéger l’environnement tout en maintenant une production agricole économiquement viable ». Lors de leur congrès à Autrans (Isère) les 2 et 3 juin, ils réfléchiront au rôle actif qu’ils pourraient jouer pour valoriser des terres agricoles dans un cadre de protection de l’environnement. Un cas cité : la remise en culture de friches.

Pour des mesures écologiques confortant l’appareil productif