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Marché à terme Les banques proposent de nouveaux outils pour gérer la volatilité

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Pour aider la filière à mieux gérer la volatilité des cours, très forte sur la campagne 2007/2008, les banques françaises cherchent à proposer de nouveaux produits. Objectif : simplifier l’accès au marché à terme, vu comme un moyen de couvrir son risque prix.

Enregistrer plus de 120 euros de variation sur une tonne de blé en une campagne, cela ne pouvait que faire réfléchir banquiers et assureurs. Les uns comme les autres ont intérêt à aider les opérateurs de la filière à sécuriser leur revenu. Pour la campagne à venir, le Crédit mutuel étudie la possibilité d’étendre sa formule Préviris aux organismes stockeurs. Dans cette offre actuellement réservée aux agriculteurs, la banque propose un accès au marché à terme en blé, maïs et colza via l’ouverture d’un compte, une formation de trois jours au fonctionnement de ce type de marché et un accès sécurisé sur internet afin de passer les ordres. Ce produit devrait toucher les OS de tailles petite ou moyenne, les plus grands développant généralement des services en interne. Des négociations sont en cours avec certains. La banque a en tout cas bien l’intention d’aller de l’avant sur ce sujet. Depuis le mois de février, une personne s’occupe par exemple à temps plein des contrats marché à terme, ce qui n’était pas le cas auparavant. De son côté, le Crédit agricole a lancé début juin dans quatre caisses régionales (Val de France, Touraine-Poitou, Centre Loire et Nord-Est) une offre d’options sur le marché du blé destinée aux céréaliers déjà titulaires d’un compte sur Euronext.

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Rendre les options accessibles aux agriculteurs

La banque est partie du constat qu’aujourd’hui, « pour 10 demandes d’options faites par les producteurs, le marché ne leur en offre que 2 ou 3 », explique Michel Lopez, au Crédit agricole. Via la succursale londonienne de Calyon qui tient un book d’options sur le marché à terme, le Crédit agricole cherche donc a accroître la liquidité du marché. Vendeur listé sur Euronext, Calyon propose ensuite un volume d’options via Newedge qui se charge de la distribution auprès des producteurs. Cette filiale à 50/50 du Crédit agricole et de la société générale est issue de la fusion en janvier 2008 de Calyon financial avec Fimat. C’est à l’aide du site pleinchamps. com que les céréaliers peuvent s’informer tous les mardis et jeudis de 11 h 30 à 13 h 30 des offres qui leur sont proposées. A eux de faire leur choix. En septembre, ce produit devrait être mis à disposition de toutes les caisses du Crédit agricole travaillant avec des céréaliers. Il semble rencontrer un certain succès dans sa phase de test. La gestion du risque prix intéresse également certaines compagnies d’assurance. Mais les projets ne sont pas tous mûrs. En tout cas, de nombreux instruments existent via le marché des dérivés et les contrats de gré à gré, qui semblent encore largement sous-exploités par les opérateurs de la filière.