Le Copa-Cogeca, qui représente les exploitants et coopératives agricoles de l'UE, s'est joint à plusieurs organisations d'employeurs pour souligner, dans une déclaration commune, les avantages à attendre de l'accord de libre-échange euro-américain.
«NOUS croyons fortement que le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement offrira de vastes opportunités », ont souligné le 16 décembre, dans une déclaration commune, les participants à une table ronde regroupant les organisations représentatives au niveau de l'UE du patronat (BusinessEurope), du commerce (Eurocommerce), des Chambres de commerce (Eurochambres), des PME (UEAPME), des exploitants et coopératives agricoles (Copa-Cogeca), ainsi que le groupe des employeurs du Comité économique et social européen (CESE).
Les signataires estiment que les « plus grands bénéfices » à attendre d'un accord commercial entre l'Union et les États-Unis résident dans le domaine réglementaire, tandis que « d'autres économies et bénéfices potentiels majeurs sont liés à la suppression des barrières inutiles qui entravent les échanges ».
Démanteler les droits de douane agricoles « le plus rapidement possible »De plus, selon la déclaration, « les deux parties doivent aussi être ambitieuses et s'efforcer de procéder à l'élimination des droits de douane, en la concentrant sur les premières années et en prévoyant des périodes de transition relativement courtes ». Dans le secteur agricole, « l'accord doit s'efforcer d'abolir (ces) tarifs ou de les démanteler le plus rapidement possible », précise le texte. Enfin, les participants à la table ronde prônent « l'amélioration du cadre actuel pour la protection des investissements, y compris le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS), en le rendant plus accessible pour les PME et en assurant un meilleur équilibre entre les droits des investisseurs et le droit des États et des autorités régionales de réguler dans l'intérêt public » (1).
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(1) Voir n° 3475 du 15/12/14
«L ES emplois d'avenir, ce sont les emplois liés au commerce. Comment la politique commerciale peut-elle y aider ? En créant des opportunités dans les domaines où la France est forte – et ils sont nombreux », a affirmé le 15 décembre Cecilia Malmström, la nouvelle commissaire européenne au commerce, lors d'une intervention à l'Université Paris Dauphine. Selon elle, la France dispose notamment « d'atouts majeurs dans l'industrie agroalimentaire, où les droits de douane restent particulièrement élevés et les procédures particulièrement complexes ».
« Dans ce domaine, une grande vigilance s'impose », a toutefois déclaré la commissaire européenne. « Notre objectif reste avant tout la préservation du modèle européen, mais nous ne devons surtout pas négliger l'ampleur des opportunités pour nos agriculteurs. Pour vous donner juste un exemple, les droits de douane aux États-Unis sur les fromages peuvent aller jusqu'à 140 % ! » « Si nous voulons une économie qui fournit des emplois d'avenir et qui paie pour nos services publics et nos normes élevées (...), nous devons poursuivre une politique commerciale ambitieuse et résolument tournée vers le monde », a assuré Cecilia Malmström dans son intervention intitulée « Le commerce international : une chance pour la France ».