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Sucre Les betteraviers européens réclament à Bruxelles plus de « cohérence »

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La Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe) estime, selon son président, Jos van Campen, qu’il est « de la responsabilité de la Commission européenne d’assurer plus de cohérence à court et long terme entre ses objectifs pour le secteur de la betteraves à sucre de l’UE et les politiques commerciales bilatérales et multilatérales qu’elle négocie et met en œuvre ». Elle réclame en tout cas le maintien de l’accès à l’exportation pour le sucre communautaire.

La Confédération internationale des betteraviers européens, qui a tenu les 27 et 28 mai son assemblée générale à Brasov (Roumanie), rappelle que l’organisation commune du marché du sucre a su s’adapter au processus d’élargissement de l’Union, à l’accord « Tout sauf les armes » avec les pays les moins avancés (PMA), aux accords de partenariat avec les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ainsi qu’aux engagements liés à l’OMC.
L’UE, qui produit 80 % et importe 20 % de sa consommation de sucre, essentiellement des pays en développement, est ainsi devenue l’un des plus gros importateurs nets de sucre du monde, poursuit la Cibe. Plus que les autres pays développés, notamment les Etats-Unis qui produisent 88 % de leur consommation, insiste-t-elle.
De ce fait, et compte tenu des fluctuations de rendement résultant des conditions climatiques, les betteraviers européens jugent que, pour le sucre communautaire, « un accès à l’exportation est essentiel et devrait être maintenu dans le futur ».

Des accords bilatéraux à risque pour le secteur
La Cibe réaffirme de plus que les accords de libre-échange bilatéraux qui visent à accorder à des pays tiers un accès supplémentaire au marché du sucre de l’UE à droit nul ne sont « cohérents ni avec les objectifs d’un secteur de production européen durable ni avec les préférences octroyées aux ACP et aux PMA ». Selon elle, de tels accords affectent gravement la restructuration de la filière et font peser un risque sur sa pérennité (capacités et compétitivité).
Les betteraviers européens sont donc fermement opposés aux derniers accords de libre-échange conclus avec des pays latino-américains.
Enfin, ils jugent insensé que l’UE octroie un accès à son marché à des pays importateurs nets de sucre, ce qui, selon eux, favorise en fait les opérations SWAP dans ces pays (importations du marché mondial, essentiellement du Brésil, pour la consommation interne et exportations du sucre produit localement) et soulève des inquiétudes pour l’environnement (transport et émissions de CO2).

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