Les betteraviers de l'UE ont « de bonnes raisons d'être très inquiets », alors que se profile l'abolition des quotas de production de sucre le 1er octobre 2017. Ils demandent à la Commission européenne d'assurer la transparence du marché.
Le 44e congrès de la Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe), qui s'est tenu du 3 au 5 juin à Berlin, s'est penché notamment sur l'après-2017, date à laquelle sera supprimé le régime des quotas de production de sucre. Dans cette perspective, les participants ont souligné la nécessité d'outils réglementaires pour assurer la transparence sur le marché et la fourniture d'une information appropriée aux planteurs. Ils préconisent ainsi la mise en œuvre d'un mécanisme de relevé détaillé des prix et d'un système de bilan pour le sucre, l'isoglucose et l'éthanol, basés sur les données collectées auprès des entreprises.
Bioéthanol : « les institutions de l'UE manquent d'ambition
« Les betteraviers européens ont de bonnes raisons d'être très inquiets », a insisté le président de la Cibe, Bernhard Conzen (Allemagne), soulignant que le prix moyen du sucre dans l'UE est tombé de 44 % entre janvier 2013 et janvier 2015, alors que les cours mondiaux ont atteint récemment leur plus bas sur six ans.
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« Les institutions de l'UE manquent d'ambition pour le développement de la production de bioéthanol », a-t-il affirmé, regrettant par ailleurs que la réforme de la Pac ait conduit à un « cadre plus complexe pour les agriculteurs ».
« Alors que les concurrents régulent et soutiennent activement leur politique pour le sucre et l'éthanol, le système des quotas de l'UE pour le sucre et l'isoglucose disparaîtra à partir du 1er octobre 2017 », a également déploré le président de la Cibe.