Les représentants des paysans sans terre brésiliens étaient invités à parler de la compétition entre biocarburants et production alimentaire. D’entrée de jeu, ils ont élargi le sujet en le déplaçant sur la compétition entre agrobusiness et maintien d’une agriculture paysanne. Bernardo Mancano Fernandez, géographe à l’université de Sao Paulo, a longuement expliqué que « pour éviter des conflits, mieux valait différencier les politiques d’accompagnement de ces deux systèmes plutôt que de les opposer radicalement, car l’agrobusiness, comme l’agriculture paysanne, est indispensable pour surmonter la crise alimentaire actuelle ». Valter Israel Da Silva, le directeur du mouvement des sans-terre a pour sa part présenté le concept d’alimergie, sorte d’agriculture multifonctionnelle. En développant des productions très localisées et diversifiées destinées à la fois à la production alimentaire et énergétique comme des microdistilleries, elle permet de faire vivre la main-d’œuvre familiale. « Nous sommes en train de démontrer que cela est possible, mais notre gouvernement le veut-il vraiment ? », s’est pourtant interrogé le directeur des sans-terre.
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