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Les « bonnes barres » d’Hubert parient sur le sain et le local

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Les barres énergétiques confectionnées en Franche-Comté parient sur le snacking sain, l’approvisionnement régional et la dimension fonctionnelle. Plutôt que le bio, les fondateurs d’Hubert misent sur la naturalité et la qualité des ingrédients.

Le concept de « snacking sain » n’en finit pas de faire des émules, chaque nouvelle création apportant son innovation particulière. Les « bonnes barres » d’Hubert n’échappent pas à la règle : ses concepteurs valorisent l’approvisionnement en ingrédients locaux, dans la mesure du possible, et la dimension « saine » du produit. « Certains de nos ingrédients sont biologiques, mais ce n’est pas notre critère numéro un, nous préférons regarder par exemple la présence d’additifs ou d’améliorants », explique Antoine Boileau, cofondateur d’Hubert avec Hugo Hiolin.

Les deux références (coup de fouet, force et énergie) sont confectionnées dans le laboratoire d’Hubert à Loray, dans le Doubs, et commercialisées depuis la fin 2019 dans des commerces sélectionnés, alimentaires au non, comme des librairies et même un garage. Actuellement, 2 000 barres sortent chaque semaine de l’atelier, avant d’atteindre 10 000 par semaine l’été prochain, prévoit Antoine Boileau. Le chiffre d’affaires attendu pour 2020 est d’environ 500 000 euros.

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Pour se lancer, les deux entrepreneurs ont investi 250 000 euros, en partie pour le laboratoire, financés essentiellement par crédit bancaire. Un financement participatif de 11 000 euros a été obtenu sur Ulule en octobre 2019, ainsi qu’une subvention de 30 000 euros d’Initiative France. France Active est intervenue aux côtés de la société pour garantir les prêts.

À plus long terme, les deux associés souhaitent conserver le modèle de fonctionnement actuel consistant à intégrer la conception, la fabrication et la distribution des produits. D’ici trois ans, ils prévoient de se doter d’un site de production plus important qui pourrait intégrer aussi un volet « grand public » en accueillant des visiteurs et organiser des activités autour de l’alimentation. Un financement sera alors sans doute nécessaire, encore trop tôt pour être évalué par les créateurs d’Hubert.